Décidément, le Parc des Princes ne réussit pas aux équipes qui sont censées y jouer à domicile : après l'équipe de France de football qui perd face à de très limités Ecossais et le PSG qui n'y a pas a gagné un match en 6 rencontres, je demande l'équipe de France de rugby qui commence la compétition comme elle l'a débutée... 34-10, le score peut paraître sévère mais il est mérité tant les Français ont été mauvais.
Bien sûr, les joueurs sont responsables de ce fiasco mais le coupable est toujours le même à mes yeux : l'inévitable Bernard Laporte, bien sûr. Petite statistique amusante : sous l'ère Laporte, les Bleus ont affronté 8 fois les Pumas pour 7 défaites. Et encore, les Bleus peuvent dire merci à Betsen qui, en contrant un drop Argentin en toute fin de match, a permis au bleu de signer leur unique succés (27-26 en Novembre 2006). Ces échecs répétés sont le meilleur exemple de l'incompétence tactique de Bernard Laporte qui n'a jamais su répondre au défi collectif proposé par les Pumas.

Sur le match d'hier, on pouvait supposer que les Bleus avaient une chance puisque pour la finale des perdants, les plus grands loosers de la liste des 30 ont débuté (Marty, Poitrenaud, Skrela, Dominici, Poux) ou sont entrés en cours de match (Mignoni, Chabal, Beauxis). Mais cette équipe était décidément trop faible techniquement et mentalement. C'est bien beau d'écarter les leaders (Castaignède, Yachvili...) parce qu'ils faisaient trop d'ombre au Grand Commandeur sur le terrain mais quand on voit que c'est Mignoni qui remotive les troupes, on se dit que les carottes sont définitivement cuites. Quand, il y a ne que des moutons sur le pré alors les loups, ou plutôt les Pumas, se régalent...
Ce match est le parfait symbole des maux bleus qui ont minés les Français ces 4 dernières années : des joueurs statiques et aucun mouvement en attaque, un jeu stéréotypé et unidimensionel, aucun mouvement collectif digne de ce nom et une facheuse tendance à rentrer dans le tas. En 2003, la France jouait encore au rugby et Michalak rayonnait mais après le naufrage de Sydney, Laporte a voulu jouer comme des Anglais. Oui mais sans Wilkinson, Robinson et avec un pack beaucoup plus léger mais aussi avec Traille, Jauzion et Clerc : des armes bien différentes qui auraient dû conduire à une stratégie bien différente...
Le pire, c'est que certains joueurs comme Jean-Baptiste Elissalde attribuent la défaite à un manque d'envie. Bah, je croyais que les remplaçants devaient montrer qu'ils auraient dû jouer les matches précédents et qu'on voulait prendre notre revanche sur le match d'ouverture. Non, tout simplement, les Argentins étaient plus forts et ça ne sert à rien de se cacher derrière des excuses bidons. Les Pumas ont montré une véritable maîtrise collective et une intelligence de jeu supérieure : leur victoire lors du match d'ouverture ne devait donc rien au hasard mais était-il nécessaire de le démontrer ?