En 2008, la finale de la Ligue des Champions opposait Manchester United à Chelsea. En 2009, à la mi-temps des demi-finales, les deux clubs sont bien partis pour se retrouver à Rome. Et si jamais, Barcelone et surtout Arsenal réussissaient à renverser la tendance, on assisterait à un remake de la finale de 2006... Logique quand 3 des 4 demi-finalistes sont les mêmes que l'an passé...
Mais selon moi, nous assisterons à une finale inédite entre Barcelone et Manchester qui ne se sont jamais affrontées à ce stade de la compétition. Mais pour l'anecdote, on se rappellera que les Red Devils ont joué, et gagné, une finale de la Ligue des Champions au Camp Nou : en 1999, face au Bayern.

Mais revenons 10 ans plus tard et intéressons-nous à la première de ces demi-finales qui, il faut bien l'avouer, ont été d'un ennui rare. Apeuré par les déroutes Lyonnaises et Munichoises, Chelsea a fermé le jeu et le seul Drogba était autorisé à passer la ligne médiane. Les Londoniens, profitant des largesses d'un arbitre allemand voulant sans doute venger le Bayern, ont multipliés les fautes et les Obi Mikel, Ballack et Alex n'auraient jamais dû finir la rencontre. Malgré un Iniesta des grands jours, le Barça n'a pas retrouvé la fluidité de ses dernières sorties la faute à un Messi loin de son meilleur niveau. Malgré tout, les Barcelonais se sont procurés 4-5 grosses occasions toutes sauvées avec brio par un Cech des grands jours mais plus à l'aise avec ses mains qu'avec ses pieds.
Surtout, Barcelone aurait pu bénéficier d'un pénalty suite à une faute d'Alex sur Henry. Mais sur la même action, Puyol se prend un carton et loupera le match retour. C'est la seule raison d'espérer pour Chelsea qui affrontera probablement une charnière Abidal-Piqué inédite. En tout cas, les Blues devront marquer pour se qualifier car il est plus que probable que les Blaugranas se montrent plus réalistes et que Messi soit dans un meilleur jour. C'est pour ça que Barcelone est mon favori : ils auront certainement plus d'espaces à Stamford Bridge qu'au Camp Nou.

Dans l'autre demi-finale, Manchester a archi-dominé une équipe d'Arsenal qui a prouvé qu'elle devait plus sa présence dans le dernier carré à la chance qu'à son talent. En effet, cela a déjà été dit, les Gunners auraient dû se faire éliminer par une AS Roma diminuée en huitièmes et ont obtenu un nul miraculeux à Villareal quand on se rappelle la domination des locaux en 1ère mi-temps; Et au retour, le sous-marin jaune était privé de ses deux seul joueurs de classe internationale : Marcos Senna et Santi Cazorla.
Manchester a tranquillement dominé son adversaire dont le seul joueur de classe mondiale n'est pas qualifié pour la C1. Car Fabregas a une nouvelle fois montré ses limites et prouvé qu'il était à des années lumières du niveau d'un Iniesta. Sans un Almunia des grands jours, Arsenal n'aurait plus l'espoir de revoir Rome. C'est d'ailleurs le seul regret que peuvent avoir les hommes de Ferguson : ne pas avoir trouvé le chemin des filets plus souvent car ils ont eu les opportunités pour...

Enfin, juste un mot pour dire que la rencontre la plus palpitante de la semaine a eu lieu au Stade de la route de Lorient où Bordeaux a montré toute sa volonté de devenir champion. Au vu de leur calendrier, de leur force de caractère et du jeu proposé, les Girondins sont les mieux placés pour détrôner Lyon. En tout cas, ils ont montré à l'OM qu'il faudrait compter avec eux et Gourcuff a une nouvelle fois démontré qu'il avait tout d'un futur très grand.
Quant à Moussa Sow, il a prouvé qu'il était possible de marquer un but et une passe décisivie au cours d'un même match tout en livrant une prestation d'ensemble pitoyable...