Ca y est, on connaît enfin les quarts de finaliste de la Coupe d'Europe de rugby : 3 clubs anglais (Leicester, les Wasps et Northampton), 2 français (Biarritz et le Stade Français), 2 irlandais (Le Munster et le Leinster) et un gallois (Llanelli). Bre, on devrait assister à des rencontres très serrées et de haut niveau.
Mais avant de revenir sur les équipes encore en lice, intéressons-nous aux équipes éliminées. Côté français, la grosse déception vient du Stade Toulousain qui est complètement passé au travers : comment les toulousains ont-ils pu encaisser un 31-3 en 30 minutes face à Llanellia au stade Ernest Wallon ? Castres est passé tout près de la qualification mais son jeu de trois-quarts manque de cohésion, surtout les castrais se sont neutralisés avec les perpignanais ce qui a fait le jeu des Wasps. Agen, malgré le meilleur aillier du monde, Caucaunibuca, n'a pas passé le premier tour, sans doute par manque d'expérience. Enfin, Bourgoin, comme tous les ans, a semblé faire l'impasse sur la compétition et en ne remportant aucun match a eu un parcours digne d'une équipe italienne.

Biarritz Olympique - Northampton Saints. Pour la troisième année consécutive, Biarritz va jouer son quart de finale de Coupe d'Europe en Espagne, au stade d'Anoeta à Saint-Sébastien, l'antre de la Real Sociedad. Signalons également que le B.O atteint pour la 5ème année consécutive ce stade de la compétition et en cas de succès, jouerait sa 4ème demi-finale d'affilée. En un mot : impressionnant !
Biarritz a facilement dominé sa poule en remportant 29 points sur 30 possibles, ce qui n'avait encore jamais été fait. Ces chiffres sont à nuancer cependant car le B.O a eu droit au groupe le plus facile de la compétition avec les italiens de Parmes, les écossais des Borders et ... Northampton ! Lors des deux confrontations face aux anglais, les biarrots n'ont pas eu à forcer leur talent et se sont imosés à deux reprises : 22-10 à Aguiléra, 17-8 à Northampton.
Les biarrots sont donc les grands favoris de ce quart de finale qui est le plus déséquilibré sur le papier. Si le pack (avec une 3ème ligne impressionnante à Northampton, surtout Betsen) s'impose et que Yachvili sait jouer ses trois-quarts comme il sait le faire, cela ne devrait pas poser de prolèmes. Derrière, Traille, Bidabé, Bobo et Brusque sauront faire la différence à tout moment. Côté anglais, Cohen et Thompson sont les fantômes des champions du monde 2003 mais ils peuvent se réveiller tout comme le fantasque demi d'ouverture néo-zéalandais, Carlos Spencer ! Attention donc à l'excès de confiance !

Yachvili  Thompson

Llanelli Scarlets - Munster. A la surprise générale, le Munster a perdu samedi dernier face à Leicester le premier match à domicile de son histoire en Coupe d'Europe. Cette défaite, la seule de la saison en H. Cup, prive la province irlandaise d'un quart à domicile et du soutien de la fameuse "red army".
Llanelli a de son côté réalisé un parcours parfait en remportant tous ses matches (2 victoires face àToulouse notamment) et en récoltant 28 points, soit le meilleur total après Biarritz. Les gallois et leur charnière internationale Peel-Jones peuvent donc être confiants.
Malgré tout, je fais des champions d'Europe en titre mes favoris car ils ont l'expérience des grands rendez-vous et un pack surpuissant dirigé par le meilleur 2ème ligne du monde, l'irlandais Paul O'Connell. A la baguette, Peter Stringer et Ronan O'Gara sauront parfaitement occuper le terrain et développer le jeu si peu spectaculaire mais terriblement efficace.

Jones  Munster

London Wasps - Leinster. Les champions d'Europe 2004 n'ont pas impressionné pendant les phases de poule mais ont quand même su éliminer Castres et Perpigan. Leur jeu n'est pas vraiment impressionnant mais efficace et surtout réaliste. Le pack, emmené par Ibañez et Dallaglio, est solide et dans le slignes arrières, Voyce, Lewsey et Cipriani peuvent se montrer dangereux à tout instant.
Malgré tout, je fais du Leinster mon favori car leur ligne de trois-quarts est merveilleuse et est la plus joueuse d'Europe : lancés par l'ouvreur argentin Felipe Contempomi, les D'Arcy, Hickie et surtout O'Driscoll s'en donnent à coeur joie et sèment la zizanie dans toutes les défenses d'Europe. Et puis, joue rà l'extérieur ne fait pas peur aux irlandais qui l'an dernier avaient été chercher leur qualification pour les demies-finales à Toulouse !
La clé du match sera la conquête : si les Wasps arrivent à priver les irlandais du ballon et qu'ils se montrent aussi réalistes qu'à leur habitude alors ils pourront espérer l'emporter. Sinon, le Leinster saura profiter de chaque occasion de relance pour faire le spectacle...

Dallaglio  O_Driscoll

Leicester Tigers - Stade Français. Le choc de ces quarts de finale ! Les deux clubs avaient hérité des poules les plus difficiles mais s'en sont sortis et ont droit à un match au sommet, la revanche de la finale de la Coupe d'Europe 2001 au Parc des Princes gagnée dans les dernières secondes par les anglais grâce à une inspiration de génie d'Austin Healey.
Si les deux équipes ont bien changé depuis, elles sont toujours au haut niveau européen. Je donnerai l'avantage aux anglais, surtout après leur victoire au Munster samedi dernier. Les tigres ont jours un gros pack avec Moody et Corry en troisième ligne, leur demi de mêlée, Ellis, est truqueur mais très malin, leurs ailiers sont surpuissants (un peu trop bourrins à mes yeux) et l'arrière iralndais Murphy est très sûr et relance bien.
Les parisiens développent toujours leur jeu axé sur la force de leur pack et manquant de créativité derrière, à l'exception notable d'Hernandez, voire de Dominici ou Saubade. Mais leur défense est quasi infrnachissable et si Beauxis et Skrela ne sont pas des animateurs géniaux, ce sont deux très bons buteurs. Le seul bémol est que cette année, le Stade n'a pas (encore ?) gagné de gros matches à l'extérieur en Coupe d'Europe: défaite 12-6 à Sale, nul 22-22 arraché dans les dernières secondes à Neath-Swansea. Mais gagner à Leicester n'est pas impossible : les parisiens se sont déjà imposés là-bas en 2004 et Biarritz en 2005.

Castro  Dominici