L'oeil du Cyclone

Un regard critique, partial et de mauvaise foi sur l'actualité sportive...

16 octobre 2009

Histoire des clubs de la Liga ACB : le Regal FC Barcelone

Quand on pense au FC Barcelone, on pense bien évidemment au Camp Nou et au beau jeu des footballeurs blaugranas. Mais le FC Barcelone est un club omnisports qui comprend plusieurs sections. Après le football, la plus ancienne et la plus légendaire de ces sections est bien entendu le basket dont nous allons raconter les grandes lignes de sa glorieuse histoire.

Le commencement et les premiers succès

Créée le 24 août 1926, la section basket du FC Barcelone est le plus vieux club de la Liga ACB. L'équipe joue alors ses premières rencontres dans le complexe sportif de Sol del Baix (quartier des Corts). En 1927, elle participe à sa première compétition officielle le Campionat de Catalunya de basquetbol (Championnat Catalan de basket-ball). Mais à l'époque, le FC Barcelone n'est qu'un petit poucet par rapport à d'autres clubs de la ville et de la région comme le Laietà Basket Club (le plus vieux club espagnol, fondé en 1922), le Club Esportiu Europa (vainqueur du 1er match de basket organisé en Espagne, 8-2 face au Laietà Basket Club), le CB Atlètic Gràcia ou le Société Patrie qui dominent le basket catalan et espagnol (dès la création de la Copa del Rey en 1933, première compétition nationale du basket espagnol).
Les premiers succès n'interviennent qu'après la guerre civile puisque dans les années 40, les Barcelonais remportent 6 coupes du Roi (1943, 1945, 1946, 1947, 1949 et 1950) ce qui fait d'eux la meilleure équipe du pays. En 1956, lorsqu'est créé le premier championnat d'Espagne - la Liga Nacional - le FC Barcelone ne règne plus sur l'Espagne, dépassé par son voisin Badalonais et surtout par son grand rival Madrilène, le Real qui domine le basket espagnol. Malgré tout, les Catalans finissent second du premier championnat d'Espagne en 1957 et s'offrent le premier doublé coupe-championnat de leur histoire en 1959, dernier sursaut avant une longue période de vaches maigres...

Les années noires

Au cours des années 60, le club va connaître une longue agonie avant de renaître de ses cendres au milieu des années 70. En effet, entre 1959 et 1978, le club ne va pas ajouter la moindre ligne à son palmarès et a même été tout près de disparaître.
En 1961, Enric Llaudet, tout juste élu à la tête du FC Barcelone, décide assez inexplicablement de la dissolution d'une section basket pourtant très populaire. C'est d'ailleurs sous la pression des supporters que ce même Llaudet revient sur sa décision un an plus tard, permettant au club de disputer à nouveau le Championnat d'Espagne. Mais un nouveau coup de tonnerre se produit en 1964 : la Fédération Espagnole de Basket-Ball décide soudainement de réduire l'élite du basket espagnol à 8 équipes (contre 14 auparavant). Le Barça, 12ème du championnat 1963-64, est donc relégué en Deuxième Division. En 1965, le club finit deuxième de la Segunda et retrouve donc l'élite pour ne plus jamais la quitter. Mais à l'époque, Barcelone n'est même pas prophète en son pays puisque 4 clubs catalans lui sont supérieurs : l'Aismalibar de Montcada,  l'Orillo Verde Sabadell, le Picadero Jockey Club et l'inévitable Joventut Badalone.
La décennie suivante sera une période de transition entre les noires années 60 et les glorieuses années 80. Petit à petit, l'équipe progresse et le club se structure pour le plus haut niveau : en témoigne l'inauguration en 1971 du Palau Blaugrana, une salle polyvalente et avant-gardiste qui peut accueillir tous les sports en salle du FC Barcelone (hand, futsal, volleyball...) et jusqu'à 5 500 fans de la section basket. Les Blaugranas remontent la pente mais n'arrivent à remporter le moindre titre, réussissant même "l'exploit" de finir 7 fois vice-champions d'Espagne (1972, 1974, 1975, 1976, 1977, 1979 et 1980) et de perdre leur première finale européenne face à Cantù en 1975. Le Barça reste donc dans l'ombre du Real Madrid et de la Joventut, ses deux plus grands rivaux. Mais en 1978, les efforts et le talent des Catalans sont enfin récompensés : Barcelone remporte la Coupe du Roi, après 29 longues années sans trophée. Et il ne faudra pas attendre à nouveau 29 ans pour garnir la salle des trophées, bien au contraire...

Le Barça, nouveau roi d'Espagne

Après la mort de Franco en 1975, les années 80 en Espagne sont synonymes de Movida, le renouveau de la culture Espagnole après des années de dictature. Et le basket espagnol va lui aussi connaître un renouveau, Barcelone mettant fin au long règne du Real Madrid (21 titres de Champion entre 1957 et 1980) au niveau national. Le coup d'accélérateur va être donné par le président Josep Lluis Nuñez et le responsable de la section basket Jordi Bonareu qui va faire confiance aux jeunes du club et nommer Antoni Serra au poste d'entraineur. Abonné aux secondes places des années précédentes, le Barça, emmené par Juan Antonio San Epifanio (dit Epi), Nacho Solazabal et Chicho Sibilio, prend goût aux succès et rafle tout sur son passage : 6 Championnats d'Espagne (1981, 1983, 1987, 1988, 1989 et 1990), 6 Coupes du Roi (1979, 1981, 1982, 1983, 1987 et 1988) et 7 Ligues Catalanes (1980, 1981, 1982, 1983, 1984, 1985 et 1989).
Avec l'arrivée d'Aito Garcia Reneses à la tête de l'équipe en 1985, les Blaugranas connaissent également leur premiers succès au niveau européen en remportant 2 Coupes Saporta (1985 et 1986) et une Coupe Korac (1987). Mais une nouvelle malédiction va s'abattre sur le club dans une compétition qui ne s'appelle pas encore l'Euroligue mais la Coupe d'Europe des clubs champions.
En 1984, Barcelone dispute la première finale de son histoire dans cette compétition à Genève, face à novice lui aussi : le Banco di Roma (aujourd'hui, Virtus Rome). Les Barcelonais alors entraînés par Antoni Serra jouent comme dans un rêve et mènent de 14 points à la pause. Mais Larry Wright se réveille, les 23 points du MVP de la finale Juan Antonio San Epifanio ne suffiront pas et Rome s'impose 79-73. Et tout au long des années 90, cette malédiction continuera...

La malédiction Euroligue

Au cours des années 90, le Barça continue sur sa lancée et remporte 4 Championnats d'Espagne (1995, 1996, 1997 et 1999), 2 Coupes du Roi (1991 et 1994) et une Coupe Korac (1999). Les stars de l'époque ont pour nom Arturas Karnisovas, Roberto Dueñas, Andrés Jimenez, Sacha Djordjevic, Derrick Alston, Darryl Middleton ou encore Xavi Fernandez. Également, le club innove en apposant un sponsor au nom du club qui s'appelle officiellement "FC Barcelona Banca Catalana" entre 1992 et 1998.
Mais le fameux sacre européen échappe toujours aux Catalans qui réussissent l'exploit de perdre quatre finales (1990, 1991, 1996 et 1997), laissant croire à une malédiction. Sentiment renforcé par la finale de 1996 que Barcelone aurait dû gagner : dans un Bercy comble, le Panathinaïkos mène 67-66 quand Stanjko Vrankovic contre à l'ultime seconde le dernier tir barcelonais de Ferran Martinez (1990-1994 et 1999-2000). Or ce panier aurait dû être accepté car le ballon avait auparavant touché la planche...

Sur le toit de l'Europe

Les années 2000 commencent comme se sont terminées les années 90 : Barcelone domine l'Espagne et remporte trois Liga ACB (2001, 2003, 2004) et deux Copa del Rey (2001, 2003). A une exception près, le Barça remporte enfin l'Euroligue : pour cela, il aura fallu un Final Four sur mesure à domicile et le recrutement de Dejan Bodiroga, l'assurance tous risques pour toute équipe voulant remporter le titre suprême européen à l'époque. Emmené par un quatuor de feu - la star Bodiroga, le génie lituanien Jasikevicius, le géant italien Gregor Fucka et l'enfant du pays Juan Carlos Navarro - le FC Barcelone coaché par Svetislav Pesic (champion du monde l'année d'avant avec la Serbie-Montenegro) rentre dans l'histoire du club et réalisera cette année-là un triplé inédit. Et le Palau Sant Jordi se souviendra longtemps de cette douce soirée de mai 2003 et de cette finale face au Benetton Trévise... Seul regret qu'un jeune joueur formé au club qui a explosé lors de sa seule saison en tant que titulaire (MVP de la Copa del Rey et de la Finale ACB) soit parti si tôt. Son nom : Pau Gasol...
En 2004, le club change de nom et devient le Winterthur FC Barcelone, avant de se transformer en 2007 en AXA FC Barcelone en 2007 suite au rachat de l'assureur suisse par Axa. En 2008, le club adpote son nom actuel le Regal FC Barcelone, une autre société d'assurances. Cette période est également marquée par l'instabilité au niveau des entraîneurs (4 coaches en 4 ans) et des joueurs. Le Président Laporta s'intéresse surtout à la section foot (le Barça de Rijkaard, Ronaldinho, Deco et Eto'o) et la section basket stagne, n'atteignant plus le Final Four et se remettant à perdre des finales (2007 et 2008). C'est désormais Vitoria qui domine le basket espagnol alors que Malaga, Badalone et le Real sont toujours présents.
Malgré tout, le géant endormi va se réveiller et remporter en 2007 la Coupe du Roi - son premier trophée depuis trois ans - grâce à un Jordi Trias des grands jours. Mais le tournant va s'opérer en février 2008 avec le remplacement de Dusko Ivanovic par son adjoint Xavi Pascual. Avec ce dernier, les joueurs reprennent du plaisir sur le parquet et les résultats suivent. En 2008, Laporta sent que les résultats de la seule section football ne suffiront pas à sa réélection et décide de renforcer la section basket : après un an en NBA, Navarro revient, rejoint par Andersen, Sada, Santiago et Barton. Et le succès est au rendez-vous : l'équipe participe à nouveau à un Final Four et devient championne d'Espagne, 4 ans après son dernier titre...

Quelques grands noms du club :
Alfonso Martinez (1953-1955 et 1958-1961)
Eduardo Kucharsky (1946-1947 et 1949-1953)
Francesc "Nino" Buscató (1957-1960)
Jordi Bonareu (1957-1959)
Norman Carmichael (1969-1978)
Manolo Flores (1970-1983)
Bob Guyette (1975-1980)
Pedro Ansa (1975-1985)
Juan Domingo de la Cruz (1975-1987)
Chicho Sibilio (1976-1989)
Nacho Solozabal (1978-1994)
Juan Antonio San Epifanio dit "Epi" (1979-1995)
Lars Hansen (1981-1982)
Joaquim Costa (1982-1983 et 1986-1990)
Mike Davis (1983-1985)
Steve Trumbo (1985-1992)
Andrés Jimenez (1986-1998)
Audie Norris (1987-1993)
Ferran Martinez (1985-1988, 1989-1990 et 1994-1996)
José Luis Galilea (1989-1996)
José ANtonio Montero (1990-1997)
Quique Andreu (1993-1998)
Darryl Middleton (1994-1996)
Xavi Fernandez (1994-1999)
Arturas Karnisovas (1995-1997 et 2000-2002)
Roberto Dueñas (1996-2005)
Sacha Djordjevic (1997-1999)
Pau Gasol (1997-2001)
Efthimios Rentzias (1997-2002)
Rodrigo De la Fuente (1997-2007)
Derrick Alston (1998-2000)
Nacho Rodriguez (1998-2004)
Sarunas Jasikevicius (2000-2003)
Dejan Bodiroga (2002-2005)
Gregor Fucka (2002-2006)

Le palmarès complet :
Euroligue : 2003
Supercoupe d'Europe : 1987
Coupe Saporta : 1985 et 1986
Coupe Korac : 1987 et 1999
Championnat du Monde des clubs : 1985
Championnat d'Espagne : 1959, 1981, 1983, 1987, 1988, 1989, 1990, 1995, 1996, 1997, 1999, 2001, 2003, 2004 et 2009
Coupe du Roi : 1943, 1945, 1946, 1947, 1949, 1950, 1959, 1978, 1979, 1980, 1981, 1982, 1983, 1987, 1988, 1991, 1994, 2001 ,2003 et 2007
Supercopa : 2004 et 2009
Ligue catalane : 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1990, 1994, 1996, 2001, 2002, 2005, 2009

Infrastructures :
Le FC Barcelone évolue au Palau Blaugrana qui a été inauguré en 1971. Il a été rénové en 1994 et peut accueillir jusqu'à 8 250 spectateurs (contre 5 696 lors de son inauguration).
A l'heure actuelle, 4 maillots sont retirés :
Numéro 4 : Andrés Jiménez
Numéro 7 : Nacho Solazabal
Numéro 12 : Roberto Dueñas
Numéro 15 : Epi

La Saison 2009-2010

L'exercice 2008-2009 a été plus que satisfaisant pour Barcelone qui a retrouvé le Final Four et surtout a remporté son premier titre de champion depuis 4 ans. Le secteur intérieur, point fort de l'équipe l'an passé, a connu quelques bouleversements mais les nouveaux arrivants (E. Lorbek, Ndong, Morris) semble avoir le pedigree suffisant pour faire oublier les partants (Ilyasova, Andersen, Santiago). De plus, le club s'est renforcé sur les postes 1 et 3 en recrutant les meilleurs spécialistes de ces postes en Espagne (Rubio et Mickeal). 
Ce Barça semble bâti pour dominer l'Espagne et l'Europe et a déjà très bien démarré sa saison en ne perdant aucun match de préparation (magré l'absence des internationaux) et en remportant la Coupe Catalane et la Supercopa ACB.

L'effectif :
Meneurs : Ricky Rubio, Jaka Lakovic, Victor Sada
Arrières : Juan Carlos Navarro, Gianluca Basile, Roger Grimau
Ailiers : Pete Mickeal, Lubos Barton
Ailiers-Forts : Erazem Lorbek, Terence Morris et Jordi Trias
Pivots : Fran Vazquez, Boniface Ndong

Les Mouvements :
Arrivées : Rubio (Badalone), E. Lorbek (CSKA Moscou), Mickeal (Vitoria), Morris (CSKA Moscou), Ndong (Malaga).
Départs : Andersen (Houston), Ilyasova (Milwaukee), Santiago (Efes Pilsen), Barrett (Cleveland ?), Rey (prêt Séville)

L'équipe est toujours coachée par Xavi Pascual, l'ancien adjoint de Dusko Ivanovic. L'élève semble même avoir dépassé le maître car pour sa première saison complète à la tête des Blaugranas, Pascual a mené son équipe au titre, en battant en finale le Vitoria... d'Ivanovic !

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24 septembre 2009

Takudzwa Ngwenya, le TGV Atlantique

Ce week-end a lieu la 9ème journée du Top 14 et 3 chocs opposeront les six équipes que l'on retrouvera sans doute lors des phases finales : Perpignan - Clermont, Stade Toulousain - Stade Français et enfin Biarritz - Toulon. Et c'est cette rencontre qui nous intéresse tout particulièrement car la vraie vedette de ce match ne sera pas Jonny Wilkinson ou Imanol Harinordoquy mais le supersonique Takudzwa Ngwenya.

En effet, à l'heure où le Pays Basque attend la LGV Sud Europe Atlantique, Biarritz n'attendra pas 2016 avant d'être desservie par le TGV car chaque week-end, un TGV américain dessert chaque week-end les pelouses du Top 14. Arrivé sur la Côte Basque en 2007, cet ailier né au Zimbabwe en 1985 s'est très vite imposé au sein de l'effectif biarrot, au point d'en devenir le meilleur marqueur d'essais et d'être le seul rayon de soleil d'un jeu de trois-quarts bien triste. Il a même définitivement conquis le public biarrot en réalisant un cadrage-débordement d'école sur Richard Dourthe au Printemps 2008, offrant le bonus offensif au BOPB tout en incrivant l'un des plus beaux essais de l'année.
Courant le 100m en 10''25, il est sans doute l'ailier le plus rapide de France et même du monde mais ne fait pourtant que très peu parler de lui. La faute à un jeu biarrot qui le met peu en avant (très peu de ballons exploitables touchés par match) et pourtant, il est bien plus complet qu'un Nalaga car plus crocheteur, plus rapide et bien meilleur défenseur.
N'ayant commencé le rugby qu'à 16 ans et aux Etats-Unis, il a des lacunes techniques mais il sent le jeu et progresse à la vitesse de ses foulées. Très rapidement international à VII puis à XV, il explose aux yeux du monde entier un soir de Coupe du Monde 2007 face à l'Afrique du Sud. C'est ensuite qu'il rejoint Biarritz et après 2 années moroses pour son club, on sent que le BO est en plein renouveau et N'Gwenya devrait avoir enfin la couverture médiatique qu'il mérite...

Pour conclure en beauté ce portrait, voilà pourquoi Bryan Habana ne jouera jamais dans le Top 14 :

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20 août 2009

Au bonheur de Biarritz

La saison de Top 14 a repris la semaine dernière et pour moi, malgré un accident de parcours face à Castres, le nom du futur champion est déjà connu : ce sera le Biarritz Olympique Pays Basque ! Pourquoi ? Voici les 15 (normal pour le club de Serge Blanco) bonnes raisons qui font que le BO soulèvera (ou pas) le Bouclier de Brennus le 29 mai prochain :

1) 2010 est une année de Coupe du Monde de Football (ou de Jeux Olympiques d'Hiver, c'est au choix). Et qui a été Champion de France de rugby en 2002 et 2006 ?

2) Depuis 3 saisons, l'ASM Clermont Auvergne perd en finale contre l'une des 4 autres grosses écuries du championnat : le Stade Français en 2007, le Stade Toulousain en 2008 et l'USAP en 2009. Cette année, c'est donc au tour de Biarritz, seule équipe qui manque au palmarès des Auvergnats.

3) Au cours des années 2000, les Biarrots n'ont jamais perdu une finale disputée sur le sol Français vu qu'ils ont remporté la Coupe de France en 2000 et 3 titres de Champion de France en 2002, 2005 et 2006.

4) Le BOPB est la meilleure équipe française en 2009 car elle a battu Toulouse, Paris, Clermont et Perpignan et n'a connu la défaite qu'à trois reprises. Et encore, ces 3 revers sont immérités car à Bourgoin, un essai est refusé à Yachvili pour un en-avant imaginaire; à Brive, un arbitre vidéo partial accorde un essai inexistant à Orquera alors qu'à Montpellier, un attentat de Wasserman sur Yachvili n'a été sanctionné que d'un petit carton jaune.

5) Les Basques connaissent souvent un début de saison difficile pour finir en trombe au printemps. L'année dernière, cela leur a coûté leur place pour les phases finales mais cette année, avec le nouveau système de barrages, les 6 premiers de la phase régulière pourront toujours viser le titre. Une aubaine pour une équipe qui aime les matches couperets...

6) Après une saison d'expérimentation d'une nouvelle règle, il ne sera plus possible d'écrouler les mauls. Et qui était la meilleure équipe française dans cet exercice ? En plus, avec Laurent Rodriguez et Jean-Michel Gonzalez aux manettes, les groupés pénétrants resteront pour un moment encore une spécialité biarrote.

7) Pour faire plaisir aux sponsors et à Lionel Nallet, Marc Lièvremont est obligé de sélectionner Sébastien Chabal et de le positionner en seconde ligne, parce qu'à ce poste, on se rend moins compte que c'est une escroquerie. Résultat : Jérôme Thion, le meilleur seconde-ligne français, n'est plus appelé chez les Bleus et la "Machine" sera donc en pleine forme pour défendre les couleurs du B.O.

8) Fabien Barcella est le meilleur pilier français, voire même du monde, et de ce fait est un titulaire indiscutable du XV de France. Or, au cours des années, tous les Biarrots titulaires chez les Bleus (Brusque, Betsen, Yachvili, Thion, Traille, Harinordoquy, Thomas Lièvremont) ont été sacrés champions de France. Il n'y a donc aucune raison pour que Barcella soit l'exception qui confirme la règle.

9) Lors de la 6ème journée, le BOPB va retrouver son stade fétiche d'Anoeta à Saint-Sébastien. Enceinte qui porte bonheur aux Biarrots puisque les deux premières années où il y jont joué en Coupe d'Europe (2005 et 2006), ils ont été sacrés champions de France.

10) Les cadres de l'équipe (Thion, Traille, Harinordoquy, Yachvili, Peyrelongue) arrivent à maturité et sont au sommet de leur art. En bonus, ils sont revanchards après plusieurs saisons sans titre et surtout, leurs contrats se terminent en 2010. Donc s'ils veulent conserver leurs émoluments actuels, ils ont tout intérêt à briller et à tirer leur équipe vers le haut.

11) En plus de cadres aguerris au plus haut niveau, le Biarritz Olympique pourra compter sur l'enthousiasme et la fraîcheur de jeunes pousses venues d'ailleurs (Raffault, Barozzi, Roidot, Guyot, Molcard, Lakafia, Tranier, Gimenez) ou du centre de formation (Hugues, Lebrequier, Lauret, Lesgourgues, Ayestaran, Couet-Lannes). Ou comment préparer l'avenir tout en étant performant à court terme...

12) Après 8 saisons de bons et loyaux services, Nicolas Brusque tire sa révérence à la fin de la saison. Il serait donc judicieux de lui offrir le même pot de départ qu'à Jean-Michel Gonzalez en 2005 : un bouclier au champagne, un !

13) Pour être sacré roi du Top 14, il semble indispensable de compter dans ses rangs au moins un joueur britannique : Freshwater à Perpignan, White à Clermont, Palmer, Haskell, Taylor et Southwell au Stade Français ou encore la moitié de l'équipe (Thompson, Perry, Goode, Flutley et Noon) à Brive. Avec 3 anglais (Lund, Erinle et Balshaw), Biarritz est parfaitement armé de ce côté-là surtout que c'est la seule équipe qui compte dans ses rangs un Champion du Monde de 2003... avec ses jambes de 2003 !

14) Comme le numéro de Takudza N'Gwenya, l'ailier américain supersonique de Biarritz qui court le 100m en 10,25 s ! Plus complet que Nalaga, c'est certainement le meilleur finisseur du Top 14 et comme cette année les ballons devraient arriver jusqu'à son aile droite, il risque de faire très mal aux adversaires de Biarritz. Surtout si Brian Habana, vient en France...

15) S'il n'est plus Président de la LNR, Serge Blanco reste très influent à la Ligue et n'hésitera pas à confectionner un calendrier aux petits oignons au club de son coeur. Sans parler de l'arbitrage, toujours favorable aux Rouge et Blanc. Enfin, c'est ce qu'affirment les Bayonnais et quelques autres supporters adverses...

Et vous, après cette démonstration imparable, qui voyez-vous soulever le Bouclier de Brennus au printemps prochain ?

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07 août 2009

La rentrée des stades

Après un peu plus de deux mois d'absence, le championnat de Ligue 1 reprend ses droits. Une Ligue 1 qui s'est inspiré du Real Madrid en dépensant à tout va sur le marché des transferts, enfin surtout Marseille et Lyon. Seul problème, ces deux clubs ont joué les "Real Madrid de Ligue 1" et, au lieu d'acheter à prix d'or des joueurs de classe internationale, ils ont surpayé des joueurs moyens comme Bastos, Gomis, M'Bia ou Cissokho. Et ça aurait pu être pire car on est passé près d'un Loïc Rémy à 18 M€ + Mounier.
Il n'empêche que le championnat s'annonce très ouvert avec 3 grands prétendants au titre (Marseille, Lyon et Bordeaux), un sérieux outsider (Paris) et des trouble-fêtes en pagaille (Lille, Toulouse, Rennes...). Alors qui va soulever l'Hexagoal cette saison ? A vos pronostics !

1) Olympique Lyonnais : La dernière fois que les clubs français avaient succombé à la folie des transferts (en 2004), les Lyonnais étaient jugés nettement inférieurs à leurs rivaux de l'époque (Paris et Marseille). Sauf qu'au final, les Lyonnais se sont baladés et ont fini champion avec 12 points d'avance sur son dauphin Lillois. Pourquoi un tel scénario ne se répèterait-il pas ?
Bien sûr, Juninho et Benzema sont partis mais Lisandro Lopez est arrivé alors que le départ du Brésilien pourrait libérer ses ex coéquipiers. Car même en ayant dépensé plus de 70 M€ sur le marché des transferts, il se pourrait que les meilleures recrues de l'OL aient pour nom Pjanic, Delgado, Makoun, Ederson ou Bodmer; sans oublier les jeunes pousses du centre de formation comme Tafer ou Grenier. Et avec Lloris dans les buts, un Cris revanchard en défenseur et Toulalan en râtisseur infatigable au milieu, cette équipe sera très difficile à manœuvrer.

2) Bordeaux : Depuis que Bordeaux s'est mis au Blanc, les Girondins n'ont jamais fini au-delà de la deuxième place et je ne vois pas pourquoi cette série prendrait fin cette année. Malgré tout, il est fort probable que le millésime 2010 ne soit pas aussi exceptionnel que le grand cru 2009.
Car paradoxalement, le destin de cette équipe au jeu collectif si bien huilé, repose sur les épaules ou plutôt sur la tête d'un seul homme : Marouane Chamakh. Si le Marocain quitte son club formateur, il sera très difficile de trouver un remplaçant à sa hauteur mais s'il reste, il risque de ne pas être à son meilleur niveau au cours des premiers mois.
Malgré tout, les Girondins devraient rester ancrés dans le haut du tableau car Gourcuff et Laurent Blanc sont toujours là. De plus, cette équipe n'a pas besoin de créer des automatismes qui existent déjà et reste sur une impressionnante série de 11 victoires consécutives. Et contrairement à ce que l'on peut dire, je trouve que les Bordelais ont une belle profondeur de banc avec : des attaquants ayant déjà marqué plus de 10 buts en une saison de Ligue 1 (Bellion et Gouffran), un milieu de terrain de très grande classe (Fernando), des défenseurs expérimentés (Planus et Jurietti) et de jeunes joueurs talentueux (Sertic, Ducasse et Saivet).

3) Paris Saint-Germain : La saison dernière a été celle de la résurrection, cette année doit être celle de la confirmation. A priori tous les ingrédients sont réunis pour que les Parisiens occupent le devant de la scène cette saison puisque l'équipe qui a fini la saison dernière lessivée s'est renforcée et ne jouera pas l'Europe.
Avec un Coupet surmotivé dans les buts, l'éclosion attendue de Sakho, la résurrection de Bourillon, l'abattage de Clément et Makélélé et l'activité du duo d'attaque Erding-Hoarau, Paris a un onze-type de haut vol. Par contre, on ne peut pas en dire autant des remplaçants où seuls Luyindula, Chantôme, Jallet et Camara (ou Bourillon lorsque Camara sera remis de sa blessure) semblent au niveau, sans oublier le prometteur Makonda. Un effectif un peu limité certes mais suffisant pour remporter une coupe, comme chaque année paire. Surtout, le sort du PSG reposera essentiellement sur les pieds du joueur le plus spectaculaire de Ligue 1, Stéphane Sessegnon. S'il est en forme, Paris sera injouable, s'il se blesse, la saison sera beaucoup plus compliquée...

4) Marseille : Souvent, les Marseillais sont annoncés favoris en début de saison et depuis 16 ans, ils n'ont pas soulevé le moindre trophée. Et il n'y a aucune raison que cela change car après un saison précédente plus que réussie, les Marseillais ont décidé de tout chambouler : exit donc Pape Diouf, Eric Gerets, Lorik Cana, Karim Ziani, Boudewijn Zenden et bientôt Vlabuena et Brandao ?
L'OM et Didier Deschamps n'ont donc nullement retenu les leçons du passé car à chaque fois que les Olympiens ont connu un arrivage massif de joueurs, ils ont connu une saison galère comme en 1999-2000 ou en 2004-2009. Tous les 5 ans, Marseille commet donc la même erreur car le temps que des automatismes se créent, ce sera l'heure de la CAN où partiront les M'Bia, Bakary Koné, Taye Taïwo et peut-être même Kaboré. De plus, certaines individualités me semblent complètement surévaluées : Diawara a fait la saison de sa vie la saison dernière et n'évoluera pas au même niveau cette saison, Heinze accuse le poids des ans et des blessures, M'Bia a les pieds carrés, Lucho Gonzalez aura certainement besoin d'un temps d'adaptation à la Ligue 1 alors que Morientes est un Kezman (il enchainait les buts... il y a 5 ans !) avec 3 ans de plus.
En plus, la relance n'est pas le point fort de cette équipe et un bon pressing peut suffire à les faire déjouer. Et devant, l'animation offensive dépend beaucoup trop de Niang et le pari Ben Arfa me semble risqué. Donc le temps de mettre en place un collectif, les Marseillais arriveront sans doute à arracher l'Europe, mais l'Europa Cup !

5) Lille : Le LOSC a vécu une intersaison mouvementée avec le faux-départ de Rudy Garcia mais au final, les Lillois se présentent sous un visage plutôt inchangé, d'où une position inchangée au classement ! Certes Bastos est parti mais c'était surtout un joueur de coups de pied arrêtés mais, dans un tout autre registre, le virevoltant Eden Hazard devrait faire oublier assez rapidement le Brésilien.
De plus, cette équipe lilloise est parfaitement équilibrée avec des joueurs offensifs de talent (Hazard donc, mais aussi Obraniak, Vittek, De Melo ou Frau), un milieu de terrain  petit par la taille mais grand par le talent et une défense solide. Il manque juste un latéral gauche (Morel ?) pour compléter l'effectif...

6) Rennes : Chaque saison, les Rennais oscillent entre la 4ème et la 7ème place et ils devraient faire de même cette saison vue que M'Bia, seul départ notable chez les Bretons, sera certainement avantageusement remplacé par le prometteur Alexander Tettey. En bonus, Antonetti récupère Ismaël Bangoura et Inamoto, donc pas de quoi viser beaucoup plus haut que l'an passé !

7) Toulouse : L'équipe surprise de l'an passé ne pourra justement plus compter sur l'effet de surprise cette saison. Basé essentiellement sur l'impact physique, le jeu des Toulousains me semble trop limité pour viser plus haut car il leur sera presque impossible d'avoir la même réussite devant le but que l'an passé. Heureusement pour eux, Gignac est resté ce qui devrait leur permettre de bien figuré dans le Top 10, si leur buteur vedette est en forme et si Étienne Didot n'est pas blessé...

8) Saint-Etienne : Après avoir flirté avec la zone rouge toute la saison dernière, les Stéphanois espèrent refaire le coup des Parisiens et des Toulousains l'an passé qui après avoir sauvé leur peau lors de la dernière journée de la saison 2007-008, ont squatté le haut du tableau la saison suivante. Pour cela, les Verts ont mis toutes leurs chances de leur côté en se débarrassant de leur ex panthère et désormais chat noir, Bafé Gomis.
Ça ne pourra donc qu'être mieux cette saison mais les hommes d'Alain Perrin ne semblent pas armés pour viser plus haut car les joueurs de classe se comptent sur les doigts d'une main : Loïc Perrin, Blaise Matuidi, Ilan, Payet et Sako ?

9) Monaco : La saison passée, l'ASM a été capable du meilleur (un match nul à Gerland) comme du pire (une défaite à domicile face au Havre), une irrégularité chronique dûe en grande partie à la jeunesse de l'effectif monégasques. Certes les joueurs de la Principauté n'ont pas beaucoup changé mais les jeunes pousses locales ont gagné un an d'expérience et avec quelques joueurs d'expérience pour les encadrer, Monaco peut espérer retrouver le Top 10, surtout si un buteur est recruté pour mettre à profit les caviars de Mollo et Nenê...

10) Nice : Rien de bien nouveau sur les bords de la Côte d'Azur, à part le départ d'Antonetti. L'effectif est presque inchangé et les Niçois peuvent espérer une saison similaire à la précédente, à moins que les départs de Kanté et Rool se fassent plus sentir que prévu...

11) Nancy : Après une saison qui a marqué une régression par rapport aux précédentes, Nancy, jusque là adepte du statu quo a décidé de modifier en profondeur son effectif. Mieux, Pablo Correa aurait décider de développer un football (un peu plus) offensif ! Comme quoi, tout arrive... Il faut maintenant espérer que ces bonnes intentions payent et que l'ASNL prenne un nouveau départ...

12) Auxerre : Après un début de saison difficile, l'AJA a fini l'exercice précédent en trombe grâce à un Jelen en état de grâce (11 buts lors des 16 dernières journées). Mais malheureusement pour les Auxerrois, leur buteur polonais s'est blessé et sera indisponible pendant deux mois. Un coup dur pour cette équipe solide mais sans génie et totalement détendant de son avant-centre vedette. Aux Licata, Oliech et Niculae (qui ne pourra pas faire pire que la saison passée où son compteur buts est bloqué à 0) de rependre le flambeau en attendant le retour du messie icaunais...

13) Sochaux : Comme tous les ans, les Sochaliens ont perdu leur meilleur joueur et cette année, c'est au tour Melvut Erding, qui a sauvé son club formateur de la relégation au lors des deux dernières saisons, de quitter le Doubs. Malgré tout, le FC Sochaux devrait vivre une saison moins mouvementée que les précédentes en s'appuyant sur Sverkos devant, Bréchet derrière et sur ses jeunes pousses au milieu (Boudebouz, Tulasne, Martin...).

14) Lorient : Le miracle n'aura pas eu lieu : les autres clubs de Ligue 1 se sont enfin rendus compte de la qualité des joueurs Bretons et les plus talentueux d'entre eux (Jallet, Ciani, Abriel, en attendant Morel) ont rejoint des prétendants au titre. Heureusement, Gameiro, Amalfitano, Jouffre et Vahirua sont toujours là alors que le meilleur défenseur de L2, Laurent Koscielny, est arrivé. Ce sera sans doute suffisant pour se maintenir, en attendant une nouvelle saignée l'an prochain avec le départ programmé de Christian Gourcuff...

15) Valenciennes : Cette année, les équipes de Ligue 1 qui ont changé d'entraîneur n'ont pas bouleversé leurs effectifs et Valenciennes n'échappe pas à la règle. De nouveaux joueurs (Rémi Gomis, Cohade et Ben Khalfallah) sont arrivés pour renforcer le milieu de terrain mais le club parviendra-t-il à digérer le départ de Darcheville dont la venue avait coïncide avec le renouveau des Valenciennois la saison passée ? Quand on voit que son remplaçant s'appelle Samassa, on se dit que ce n'est pas gagné...

16) Le Mans : La tradition veut que chaque saison, le MUC 72 perde ses meilleurs joueurs et cette année encore, la tradition a été respectée puisque Gervinho, Pelé et Paulo André ont quitté la Sarthe. Mais la tradition veut aussi que chaque année, Le Mans se maintienne sans trop de soucis car les inconnus recrutés et les jeunes du centre de formation remplacent sans sourciller les partants. A noter, les Manceaux innovent cette année car durant la CAN, ce ne sont pas seulement les joueurs sélectionnés pour cette compétition qui vont quitter le club mais aussi l'entraîneur !

17) Lens : Visiblement, la relégation de la saison 2007-08 a fait mal aux finances du club de Gervais Martel car les Sang et Or éprouvent les pires difficultés à recruter cet été. Cette équipe qui a déjà montré ses limites l'an passé devra donc lutter pour assurer son maintien...

18) Grenoble : L'an passé, les Grenoblois ont assuré leur maintien grâce à leur énorme réussite du début de saison où leur seul tir cadré se transformait en but. Les Grenoblois et leur football restrictif ont donc réussi l'exploit de se maintenir avec la plus mauvaise attaque de Ligue 1 (24 buts seulement, soit autant que le seul Gignac !). Même si des joueurs offensifs ont été recrutés (Ljuboja et Matsui), tel miracle ne devrait pas se reproduire cette saison car le crime ne peut pas payer deux années d'affilée...

19) Montpellier : La saison risque d'être longue pour des Héraultais qui ont obtenu leur billet pour la L1 lors de la dernière journée de championnat de Ligue 2. Le club de la Paillade a conservé ses meilleurs éléments et engagé des vieux habitués de la Ligue 1 (Dernis, Jeunechamp, Pitau). Un recrutement qui devrait permettre aux Montpellierains de ne pas finir bons derniers du championnat...

20) Boulogne : Lors de l'exercice 2007-08, les Boulonnais ont assuré leur maintien en Ligue 2 grâce à un but de Damien Perrinelle dans les dernières minutes du dernier match de la saison. C'est avec quasiment les mêmes joueurs que Boulogne a décroché son ticket pour l'élite l'an passé, ce qui me fait croire que cette équipe est au-dessus de ses possibilités réelles. De plus, cette équipe manque cruellement d'expérience car Frédéric Da Rocha a dû jouer plus de match au plus haut niveau que tout le reste de l'effectif.
Je veux bien croire au talent offensif de Grégory Thil et qu'en sport, rien n'est jamais joué mais cette équipe de Boulogne devrait être le digne successeur de Metz et du Havre comme lanterne rouge du championnat...

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13 juillet 2009

Equipe type des révélations de la Ligue 1 2008-2009

Alors que les clubs de ligue 1 ont repris le chemin de l'entraînement, plutôt que d'annoncer des infos croustillantes du style Drogba à Marseille, Vieira au PSG ou Ribéry au Real, je préfère faire un bilan de la saison écoulée. Comme l'an dernier, nous allons commencer par nous intéresser aux joueurs qui se sont révélés lors de la saison 2008-09.
Tout d'abord, qu'est-ce que j'entends par révélation ? C'est un joueur qui avait moins de 25 ans et qui avait pris part à moins de 10 rencontres de championnat avant le début de la saison. Ces critères (sévères mais justes comme dirait Christian Jeanpierre) excluent donc de fait des Loïc Rémy, Amadou Alassane, Fahid Ben Khalfallah ou autres Modibo Maïga.

Voici cette équipe dans un 4-4-2 classique :

Ruffier

Corchia - Benalouane - Paillot - Trémoulinas

A. N'Diaye - E. Capoue
Feghouli                        Mollo

Hazard - Hoarau

Stéphane Ruffier, 22 ans, gardien de but, AS Monaco, 32 matchs. Au début de la saison 2008-09, l'AS Monaco avait viré sans prendre de pincettes le plus emblématique des gardiens passés sur la Turbie : Jean-Luc Ettori (d'ailleurs que les fans du club du Rocher soient rassurés, il y aura à nouveau un moustachu assis sur le banc de touche du stade Louis II puisque Guy Lacombe débarque en Principauté mais ceci est une autre histoire), alors directeur sportif du cub. Mais au cours de cette saison 2008-09, l'ASM a "gagné" un nouveau grand gardien puisque Stéphane Ruffier s'est imposé comme le titulaire indiscutable du poste.
Bénéficiant du déclin de Flavio Roma, dernier survivant (avec Bernardi, parti en janvier 2009 en Argentine) de l'épopée de la Ligue des Champions 2004. Grand, puissant (1m87; 89 kilos), Ruffier aurait sans doute fait un excellent 3ème ligne sauteur de l'Aviron Bayonnais mais il a choisi la section foot du club bleu ciel et blanc, pour le plus grand bonheur des (quelques) supporters de l'ASM.
Au cours de la saison, il ne lâchera jamais sa place de titulaire et montrera que la ressemblance avec Pepe Reina, le gardien des Reds, n'était pas juste physique. Capable de réflexes extraordinaires, il a écœuré plus d'une équipe de Ligue 1, notamment au Vélodrome où Niang et les Marseillais ont été incapables de tromper sa vigilance. S'il avait joué dans le camp d'en face, sûr que la France entière aurait réclamé sa titularisation dans les buts de l'équipe de France...

Stephane_Ruffier

Sébastien Corchia, 18 ans, arrière droit, Le Mans UC, 9 matchs.Tous les ans, Le Mans perd ses meilleurs éléments mais chaque année, le club préféré de François Fillon parvient à se maintenir en Ligue 1 en faisant confiance à des joueurs méconnus ou issus de son centre de formation. Et cette année, la révélation mancelle de la saison est incontestablement le jeune défenseur Sébastien Corchia.
Formé au PSG (mais également passé par Bondy, Villemomble et l'INF Clairefontaine) puis au Mans, le natif de Noisy-le-Sec était déjà suivi par la Juventus de Turin alors qu'il n'avait pas encore disputé la moindre rencontre chez les professionnels. Joie qu'il allait connaître le 14 février dernier face à Nice où il fut pour sa première apparition et titularisation en Ligue le tireur des coups de pieds arrêtés manceaux.
Rapide, bon centreur, actif et insouciant, cet international des moins de 19 ans a rapidement enchainé les rencontres, reléguant très souvent sur le banc Ibrahim Camara, son concurrent au poste d'arrière droit. Excellent tireur de coups francs, Sébastien Corchia doit encore s'étoffer un petit peu pour avoir plus de répondant dans les duels. Et comme les Sessegnon, Romaric, Bonnart, Drogba ou Thomert avant lui, il quittera alors le MUC 72 pour briller en Ligue 1 ou ailleurs...

Yohan Benalouane, 22 ans, défenseur central, AS Saint-Etienne, 29 matchs. Chez les espoirs du football français, le prénom Yohan est à la mode et après le milieu (Gourcuff, dont le prénom prend 2 "n" mais pas de "h") et l'attaquant (Gouffran, sans "h"), il nous manquait le défenseur et c'est donc Benalouane qui s'y colle avec une nouvelle façon d'orthographier ce prénom. Formé à l'ASSE, cet athlétique défenseur a profité des blessures et des performances cataclysmiques de ses concurrents (Tavlaridis, Monsoreau, Bayal) pour faire son trou dans l'axe de la défense stéphanoise.
Excellent de la tête, dur sur l'homme et doté d'un bon sens de l'anticipation, il a pour modèle un ancien joueur de la maison verte, Zoumana Camara : c'est sans doute pour cela qu'il doit gagner en régularité et travailler ses relances qui à l'heure actuelle feraient passer Ronald Zubar pour Beckenbauer. Enfin, le défenseur stéphanois devra apprendre à mieux contrôler ses nerfs vu qu'avec 10 avertissements, il a réussi l'exploit de battre Tavlaridis au nombre de cartons jaunes récoltés (9 pour le Grec) au cours de la saison écoulée...

Sandy Paillot, 22 ans, défenseur central, FC Grenoble 38, 17 matchs. La cuvée 1987 du centre de formation de l'OL est sans doute l'un des plus beaux millésimes de l'histoire du club. Le hic pour les Lyonnais, c'est qu'à part Benzema et Mounier, tous les autres membres de cette promotion (Rémy, Rémy Riou, Ben Arfa...) ont déjà quitté les bords du Rhône et de la Saône. Sandy Paillot, fils de l'ancien joueur lyonnais Patrick Paillot, n'échappe pas à la règle et c'est du côté du Stade des Alpes qu'il a véritablement explosé la saison passée, profitant de la blessure de Maxence Flachez pour s'imposer durablement comme titulaire dans l'axe de la défense grenobloise.
Si Benalouane s'est inspiré de Zoumana Camara, Paillot lui a été à meilleure école puisque son style de ju se rapproche énormément  d'un de ses anciens compagnons d'entraînement, Sébastien Squillaci : costaud, bien placé, intraitable au marquage et excellent dans le jeu aérien. Avec Hoarau et Chamakh, il s'est même imposé comme l'un des meilleurs joueurs de tête de Ligue 1 puisqu'il a inscrit la bagatelle de 4 buts en seulement 17 rencontres. Pas mal pour un défenseur que l'OL jugeait inférieur à l'inoubliable Cleber Anderson il y a encore 18 mois...

Benoît Trémoulinas, 23 ans, arrière gauche, FC Girondins de Bordeaux, 26 matchs. La saison dernière, à Bordeaux, on a beaucoup parlé de Yoann Gourcuff. L'an dernier, à la Réunion, on a énormément parlé de la réussite de Guillaume Hoarau au PSG. Mais aussi bien à Bordeaux qu'à la Réunion ou que partout en France, on n'a que très peu parlé de la très belle saison du Réunionais (par sa mère) Benoît Trémoulinas avec les Girondins.
Milieu gauche de formation, ce latéral très offensif a su se faire sa place au sein des Champions de France 2009, éliminant rapidement la concurrence d'un Jurietti dépressif et d'un Placente à la trajectoire similaire à celle d'un Kezman. Très porté sur l'attaque, sa vivacité et sa qualité de centre lui ont permis de délivrer 5 passes décisives ce qui fait de lui le meilleur passeur chez les latéraux de Ligue 1. Très intelligent dans le jeu, il a encore quelques lacunes dans le placement défensif à corriger mais il est sans doute le meilleur arrière gauche de France sur le plan offensif. Certes, il n'a pas la frappe de balle de Taïwo mais lui, ses frappes sont cadrées et il n'envoie pas un centre sur deux au cinquième poteau...

Sebastien_Corchia__2_  Yohan_Benalouane  Sandy_Paillot  Benoit_Tremoulinas

Sofiane Feghouli, 19 ans, milieu droit, FC Grenoble 38, 26 matchs. A mois d'être un fan absolu du FCG 38 ou d'aimer les blocs défensifs, il y avait peu de raisons d'aller voir jouer Grenoble cette saison. La seule étant d'aller voir jouer Sofiane Feghouli, le jeune milieu de terrain offensif formé dans les Alpes.
Capable d'évoluer aussi bien à gauche comme à droite, rapide, à l'aise des deux pieds et très percutant, l'international Espoirs est un joueur rare, déjà suivi par la plupart des plus gros clubs européens (Juventus, Chelsea, Liverpool et bien d'autres). Toutefois, il a encore une grande marge de progression et doit gagner en efficacité et en régularité.
Pour les fans de Grenoble, il faut espérer que ce fan du PSG reste une saison de plus en Isère. Car s'il venait à partir, ils n'auraient plus qu'admirer leur magnifique Stade des Alpes. Parce que le spectacle sur la pelouse...

Alfred N'Diaye, 19 ans, milieu défensif, AS Nancy Lorraine, 23 matchs. Depuis 2002 et le passage d'Houcine à la Star Academy 2ème du nom, aucun habitant de Vandoeuvre-les-Nancy n'avait fait parler de lui. Jusqu'à cette année et Alfred N'Diaye, la Nouvelle Star de l'ASNL.
Jeune coq des moins de 19 ans partageant la passion de la crête avec son ami Mamadou Sakho, ce longiligne milieu de terrain a connu une croissance tardive mais n'a pas tardé à s'imposer chez les professionnels. Profitant de sa polyvalence, il a dépanné en défense avant de s'imposer, à seulement 18 ans, au milieu de terrain, son poste de prédilection, où il a mis sur le banc Benjamin Gavanon, l'un des joueurs clés des précédentes campagnes nancéiennes. N'Diaye est un milieu défensif moderne, grand (1m88), costaud (90 kilos) et avec un gros déchet technique, un milieu aux antipodes de Xavi ou d'Iniesta donc. Mais il a quand même deux points communs avec les deux cracks du Barça : un gros volume de jeu et... un mauvais jeu de tête !
Comme beaucoup de jeunes milieux de sa génération, Alfred N'Diaye a pour référence Patrick Vieira. Si les deux joueurs ont en commun la morphologie et les origines sénégalaises, le jeune Nancéien devra considérablement améliorer son jeu vers l'avant afin, peut-être, d'égaler le maître...

Etienne Capoue, 21 ans, milieu défensif, Toulouse FC, 31 matchs. Lorsqu'il a été question de la belle saison toulousaine, on a, à juste titre, énormément parlé d'André-Pierre Gignac. On a également évoqué les arrêts de Carasso, la technique d'Etienne Didot, la solidité de Mauro Cetto ou le discours d'Alain Casanova. Mais on n'a que très peu parlé de l'énorme saison d'Etienne Capoue, pilier essentiel de la solidité défensive toulousaine.
Défenseur central de formation et milieu défensif de talent, Etienne Capoue est bien plus régulier que son frère Aurélien et bien plus technique (en même temps, c'est pas bien compliqué) que Cheikh M'Bengue ou Moussa Sissoko, ses anciens partenaires au centre de formation du TFC. Rapide, grand et puissant (1m89 et 80 kilos), technique et doté d'un très gros volume de jeu, le Niortais a rapidement fait oublier Nicolas Dieuze et a laissé Mathieu Berson admirer les tribunes du Stadium depuis le banc de touche. Il ne lui reste plus qu'à contenir la fougue de sa jeunesse qui fait de lui un des joueurs les plus avertis de Ligue 1 pour devenir un joueur encore un peu plus complet.
Capitaine des Espoirs, pion essentiel du équipe du haut de tableau et convoité par les plus grands clubs français et étrangers, le tableau est presque idyllique pour le jeune Toulousain. L'équipe de France est à sa portée, surtout quand on voit que Domenech sélectionne Alou Diarra, mais pour cela, il faudra confirmer cette belle première année. Alors Etienne, Capoue pas Cap de porter le maillot bleu ? Comme pour Marion Cotillard et Guillaume Canet, il se pourrait que ce soit un jeu d'enfant !

Yohan Mollo, 19 ans, milieu gauche, AS Monaco, 24 matchs. Lorsqu'en août 2008 l'AS Monaco a profité des dernières heures du mercato pour liquider totalement son couloir gauche (Ménez à la Roma et Néné à l'Espanyol), pourtant l'une des rares satisfactions d'une saison 2007-08 bien terne, tout le monde a crié au fou en se demandant qui pourrait occuper le poste. Meriem ? Trop souvent blessé. Pino ? Le jour où il découvrira que le foot est un sport collectif, peut-être. Gakpé ? Plus un attaquant et lui aussi est trop souvent blessé.
Non, la réponse était Yohan Mollo. Inconnu il y a un an, le cousin d'André-Pierre Gignac est passé directement des moins de 18 ans de l'ASM à une place de titulaire en Ligue 1 sans même passer par la case CFA ! Ailier virevoltant, fantasque, vif et provocateur, le natif de Martigues a vite séduit Ricardo et les (quelques) supporters du club qui l'ont élu révélation de la saison et joueur du mois en février et en mars. Privé du dernier mois de compétition pour cause de blessure, l'international Espoirs aura quand même inscrit 2 buts et 4 passes décisives. Fan de Cristiano Ronaldo, il peut s'inspirer du parcours de son idole (mais pas de son style capillaire, il faut pas déconner) en gagnant en efficacité au cours de sa carrière, voire mieux s'il parvient à épurer son jeu tout en restant imprévisible.
En tout cas, désormais, les fans de l'AS Monaco n'auront plus peur de crier "Vas-y Mollo" à l'un des leurs. Car leur milieu gauche est un modèle d'abnégation...

Sofiane_Feghouli  Alfred_Ndiaye  Etienne_Capoue  Yohan_Mollo

Eden Hazard, 18 ans, attaquant, Lille OSC, 29 matchs. Ludovic Obraniak a marqué 9 buts pour le Losc la saison dernière, un chiffre plus qu'honorable pour un milieu offensif et qui aurait dû lui assurer une place de titulaire dans le 11 Lillois. Sauf qu'entre temps, il y a eu le tremblement de terre Eden Hazard !
On n'est pas sérieux quand on a 17 ans et l'insouciance du jeune Belge a fait des ravages sur les pelouses de Ligue 1, qui sont déjà le jardin d'Eden, ce qui n'a pas échappé à tous les grands clubs Européens. Avec sa conduite de balle hors norme, le jeu de Hazard est particulièrement déstabilisant pour ses adversaire et comme le Hazard fait bien les choses, il compense son gabarit relativement modeste par sa grande habilité balle au pied, sa vivacité et sa vision du jeu. Les défenseurs Lyonnais en savent quelque chose, eux qui doivent encore faire des cauchemars en repensant à ce soir de mars où le jeune Belge, après avoir donné deux passes décisives, avait propulsé son équipe en quart-de-finale de la Coupe de France en effaçant 3 joueurs de l'OL avant de tromper Hugo Lloris.
Déjà international et comparé à Scifo ou à Messi, l'attaquant Lillois est l'un des plus sûrs espoirs du football mondial. Le LOSC va avoir du mal à le conserver très longtemps et son départ se ferait certainement furieusement sentir car si la belle saison de Lille ne doit rien au hasard, elle doit beaucoup à Hazard...

Guillaume Hoarau, 25 ans, attaquant, Paris Saint-Germain, 32 matchs. Au printemps 2008, le PSG luttait pour ne pas descendre en Ligue 2, une relégation qui aurait eu de terribles conséquences sur le plan financier mais aussi sportif : en effet, Guillaume Hoarau n'aurait jamais porté le maillot du Paris Saint-Germain ! Un an plus tard, Paris a retrouvé le haut du classement et Hoarau a fini 2ème meilleur buteur de Ligue 1.
Le meilleur buteur de Ligue 2 de la saison 2007-08 a donc parfaitement rempli son contrat et s'est affirmé comme le digne successeur de Pauleta, le meilleur buteur de l'histoire du club. Pourtant ce qui est évident aujourd'hui ne l'était pas forcément à l'époque : en effet, Charles Villeneuve, qui recrute en fonction des stats des joueurs à PES, voulait un nom pour l'attaque du PSG et avait donc recruté Mateja Kezman...
Mais Paul Le Guen n'était pas convaincu par le Serbe mais l'était par le Réunionnais.
Et dès la première rencontre au Parc des Princes, face au futur champion bordelais, Hoarau trouvait le chemin des filets et lançait la saison du PSG. Lors des autres rencontres de l'Eté, Hoarau se montra moins décisif et manquait même parfois l'immanquable (comme à Saint-Etienne ou à Caen), payant sans doute son énorme activité tout au long d'une rencontre. Le Parc des Princes commençait alors à douter de son avant-centre (certains inconscients sont mêmes jusqu'à aller une titularisation de Kezman). Mais Le Guen, en bon Breton, est tétu et lui renouvelle sa confiance. Vient alors le match au Vélodrome où Hoarau signe un doublé qui lui permet de séduire définitivement ses supporters.
Mais un doublé à Marseille n'est pas suffisant pour s'imposer à Paris - Branko Boskovic en sait quelque chose - et grâce à son excellent jeu de tête, à son intelligence de jeu et à son sens du but, Hoarau s'est rendu indispensable. D'ailleurs, il n'est pas à étranger à la mauvaise fin de saison de son équipe vu qu'il était blessé...

Eden_Hazard  Guillaume_Hoarau

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15 juin 2009

La magie noire du XV de France en Nouvelle-Zélande

Samedi à Dunedin, l'équipe de France de rugby a signé un authentique exploit en allant battre les Néo-Zélandais sur leurs terres. Un véritable miracle qui se produit tous les 15 ans (normal, c'est du rugby) vu que les dernières victoires tricolores remontaient au 14 juillet 1979 et à la Tournée d'Eté de 1994 (2 victoires).
Même si les Blacks étaient privés de plusieurs cadres (Carter, Mc Caw, So'oila, Williams, Sivivatu ou encore Flynn), on peut parler de match référence pour les hommes de Marc Lièvremont avec une grosse défense (152 placages réussis), une bonne occupation du terrain et un réalisme anglo-saxon en attaque. Au niveau des individualités, capitaine Dusautoir a montré la voie à ses coéquipiers en étant omniprésent en défense, Barcella est juste le meilleur pilier gauche du monde (14 placages pour le Biarrot !), Picamoles est à l'origine des 2 premiers essais français, Traille a été un excellent leader d'attaque et Maxime Médard est tout simplement un génie de ce jeu.
Maintenant, la revanche de samedi à Wellington sera terrible car les Néo-Zélandais voudront laver l'affront de Dunedin. Mais les Français peuvent croire à l'exploit et réaliser le doublé comme il y a 15 ans. D'ailleurs en 1994, les hommes de Pierre Berbizier étaient allés chercher la victoire avec un essai, venu de nulle part, l'essai du bout du monde. Un essai que ne renierait pas Maxime Médard et que vous pouvez voir ci-dessous :

Pour la suite, il faut espérer que les Français n'attendront pas quinze ans avant de gagner à nouveau au pays du long nuage blanc car la prochaine confrontation entre ces deux équipes est d'ores et déjà prévue : lors des poules du Mondial 2011 !
En attendant, on pourra toujours se faire plaisirs en revisionnant les images de ce 4ème succès Français en terre Néo-Zélandaise :

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10 juin 2009

L'année de la Catalogne

Après le triplé historique du FC Barcelone, le sport Catalan est décidément à l'honneur cette année vu que les rugbymen de l'USAP ont décroché le 7ème titre de leur histoire, le premier depuis 1955. La domination des Catalans sur les sports collectifs européens aurait pu être encore plus grande si un Siskauskas en feu n'avait pas barré la route vers la finale de l'Euroligue à Juan Carlos Navarro et ses coéquipiers.
On peut faire une courte analogie entre ces deux succès de deux formations qui partagent le même slogan : "Més que un club". Le dénominateur commun à ces deux équipe est leur "catalanité" qui se répercute par un nombre important de joueurs formés au club ou dans les environs : 7 joueurs (Valdés, Piqué, Puyol, Busquets, Xavi, Iniesta et Messi) formés au Barça étaient titulaires lors de la dernière finale de la C1 alors que 6 membres du XV de départ Perpignanais (Mas, Olibeau, Pérez, Marty, Sid et Porical) samedi à Saint-Denis étaient issus des écoles de rugby des Pyrénées-Orientales. Autre point commun : ces équipes ont été en tête pendant une grande partie de la saison et s'appuyaient toutes deux sur une grande rigueur collective. La comparaison s'arrête là car contrairement aux Blaugranas, les Sang-et-Or n'ont pas brillé en Coupe d'Europe et surtout n'ont pas proposé un jeu aussi flamboyant que leurs homologues de la Costa del Maresme.

Toutefois, il faut reconnaître que par rapport aux années précédentes, les Catalans ont proposé un jeu de trois-quarts bien plus attrayant, basé sur la vivacité et l'évitement et alternant parfaitement jeu dans l'axe et sur les ailes. Il faut dire qu'un joueur est pour beaucoup dans cette métamorphose : Maxime Mermoz, qui n'était même pas remplaçant l'an passé au Stade Toulousain, a survolé la demi-finale et la finale. Mention spéciale également à Jérôme Porical (dont le père et le grand-père ont également joué des finales pour l'USAP au poste d'arrière) qui a passé deux pénalités longue distance et dont l'intervention dans la ligne est à l'origine de l'essai de David Marty qui, performance assez rare pour être signalée, n'a pas commis un seul en-avant au Stade de France !
Mais ce qui est le plus impressionnant, c'est que cette équipe a réussi à être championne de France malgré l'hécatombe qu'elle a connue au poste ô combien crucial de demi d'ouverture. En effet, Nicolas Laharrague, Steve Meyer et surtout Daniel Carter ont connu des blessures longue durée. Au final, ce sont Gavin Hume (centre de formation) et David Mélé (demi de mêlée comme son nom l'indique) qui ont tenu le poste. Enfin, ce qui me plaît dans cette équipe, c'est que dans ce rugby moderne où les kilos semblent prioritaires, l'USAP n'a pas hésité à envoyer ses poids lourds (Tonita, Tuilagi...) pour privilégier l'évitement et la mobilité et ça a payé ! Donc bravo à Jacques Brunel pour avoir transformé Perpignan en une machine à gagner. Et avec un adjoint de cette qualité, on a la confirmation que Bernard Laporte était vraiment un mauvais entraîneur, vu le jeu proposé par les Bleus sous son commandement.

Si le Canigou a pris feu, les volcans d'Auvergne sont eux restés bien éteints puisque comme le veut la tradition, l'ASM a encore perdu une finale de Championnat. Comme en 2008 face à Toulouse, comme en 2007 face au Stade Français et comme depuis des années, l'ASM est incapable de ramener le Bouclier de Brennus Place de Jaude. L'équipe a beau avoir changé de nom en 2004 (l'ASM Clermont-auvergne remplaçant l'AS Montferrandaise), les années passent, la défaite reste : 10ème revers en finale pour les Jaunards, record mondial, tous sports confondus.
Le pire, c'est qu'à chaque fois, l'ASM est tombée sur plus forte qu'elle et on ne peut donc pas parler de malédiction. Car les Auvergnats choisissent des joueurs à leur image, Pierre Mignoni en étant le parfait étendard, lui qui se rate dans toutes les grandes occasions. Broke James a beau marquer 1 000 points en une saison, il vient de rater sa 3ème finale consécutive. Rougerie et Audebert ont eux appris à perdre au centre de formation de l'ASM et ont bien appris leurs leçon puisqu'ils ont déjà perdu 4 finales sans en remporter une seule, un record là aussi (codétenu avec les Dacquois Pierre Albaladéjo et Jean-Claude Lasserre). Et Nalaga est définitivement surfait car trop prévisible et incroyablement maladroit...
Enfin, Vern Cotter a également sa part de responsabilité puisque son équipe développe un jeu trop stéréotypé : soit on tape un grand coup de pied, soit on attaque en envoyant systématiquement la balle à l'aile. Une fois devant au score, les Clermontois ont joué petit bras en se contentant de rendre la balle à leurs adversaires. Mais contrairement aux Toulousains en demi-finale, les Perpignanais ont su prendre le jeu à leur compte et profiter de la faiblesse défensive de Rougerie. Quelle idée de le titulariser au centre où ses lacunes défensives, en particulier face aux joueurs vifs, sont particulièrement criantes ? Surtout que dans le même temps, Benoît Baby était cantonné sur son aile où il a touché trop peu de ballons, lui le seul joueur capable de déstabiliser la défense Catalane...
Pour l'an prochain, je vois bien Clermont perdre une nouvelle finale mais face au Biarritz Olympique cette fois car chaque année, c'est une équipe différente qui brise les espoirs Auvergnats. Et si Clermont veut un jour soulever le Bouclier de Brennus, peut-être devront-ils espérer rencontrer Brive en finale vu que les Corréziens n'ont jamais remporté de titre de Champion de France en 4 finales ? Ou alors il faudrait que la finale ait lieu en Auvergne car il faut se souvenir que c'est uniquement dans la montée du Puy-de-Dôme que Raymond Poulidor, la version cycliste de l'ASM, a réussi à distancer Jacques Anquetil...

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28 mai 2009

Barcelone, équipe éternelle

Hier soir dans la ville éternelle, le FC Barcelone 2008-09 est définitivement rentré dans l'histoire en réalisant un triplé jamais réalisé par un club Espagnol, pas même le grand Real Madrid des années 50 : la Liga, la Coupe du Roi et la Ligue des Champions. Dans l'histoire, seule une équipe par décennie a réalisé l'exploit de remporter la C1 ainsi que son championnat domestique et sa coupe nationale : le Celtic Glasgow en 1967, l'Ajax Amsterdam en 1972, le PSV Eindhoven en 1988 et Manchester United en 1999.

Sans conteste, le Barcelone de Guardiola est l'équipe de ce 21ème siècle, non seulement par les résultats probants qu'il a obtenus mais surtout par le jeu ultra spectaculaire, ultra technique et ultra offensif qu'il a développé tout au long de l'année. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 157 buts (104 en Liga, 37 en C1 et 17 en Coupe du Roi) en 62 rencontres (37 de Liga, 16 en C1 et 9 en Coupe d'Espagne), soit une moyenne hallucinante de 2,53 buts par match. Et le plus impressionnant, c'est que ce Barcelone-là a réalisé quelques un de ses plus gros cartons face à de grosses écuries : 5-0 face à la Corogne, 4-0 face au FC Séville, 6-1 face à l'Atletico Madrid, 4-0 face à Valence, 5-2 face à Lyon, 4-0 face au Bayern Munich sans oublier le mythique 6-2 à Santiago Bernabeu.

La dernière victime de cette équipe hors norme est donc le Manchester United de Cristiano Ronaldo qui était pourtant donné favori avant le coup d'envoi. Les Mancuniens avaient disaient-on une plus grande profondeur de banc, un milieu capable d'étouffer les Barcelonais et pouvaient compter sur la meilleure défense du monde. Sans oublier, Cristiano Ronaldo qui était présenté comme plus complet que Leo Messi qui était décrit comme incapable de marquer face à une équipe anglaise.
Bien entendu, ces prédictions se sont révélées complètement fausses. Messi, comme un symbole, a marqué et, du haut de son mètre soixante-neuf, s'est payé le luxe de devancer de la tête les géants Vidic et Ferdinand pour tromper le mètre quatre-vingt dix-sept de Van der Sar. De son côté, Cristiano Ronaldo (toujours aussi transparent dans les grands rendez-vous), a prouvé qu'il ne méritait pas son Ballon d'Or 2008 en pêchant par individualisme, n'inquiétant jamais Victor Valdés. En plus de prendre une leçon de football, il a eu droit à une bonne leçon tout court de la part de Xavi suite à son vilain coup de coude sur Puyol en fin de match.
Contrairement au match contre Chelsea, Barcelone s'est facilité la tâche en se montrant aussi réaliste qu'un club anglais. Suite à une percée et à un décalage de l'excellentissime Iniesta, Eto'o crochète Vidic et trompe Van der Saar qu'on a connu plus réactif. Manchester, malgré 10 bonnes premières minutes, n'allait jamais s'en remettre, rendant les armes sans combattre. Les changements de Ferguson n'y feront rien : MU balance de longs ballons et Ronaldo joue tout seul devant. Pendant ce temps là, le milieu du Barça prouve, si c'était encore nécessaire, qu'il n'avait rien à voir avec celui de Barcelone et se ballade pendant 80 minutes. Ça temporise, ça accélère quand c'est nécessaire et ça se place parfaitement pour enrayer les attaques des Red Devils. Du grand art !

Ce succès est bien entendu celui de Guardiola qui a fait d'une équipe aux abois l'an passé, une machine de guerre cette année. Pourtant, seuls 2 joueurs du 11 type (Daniel Alves et Piqué) sont arrivés à l'intersaison. La rigueur et la discipline collective imposée par Pep a fait des merveilles et le pari de miser sur les joueurs formés à
la Masia s'est révélé payant. En effet, hier soir, sur les 11 titulaires, 7 étaient formés au club ! Une rareté à ce stade de la compétition qui permet de développer un jeu spectaculaire et offensif car la plupart des joueurs sont habitués aux exigences de ce système de jeu offensif et exigeant.
Cette équipe du Barça semble avoir de la marge sur ses rivaux car hier, il faut le rappeler, les 3 quarts de sa défense étaient suspendus ou blessés (Abidal, Daniel Alves, Marquez, sans oublier Milito) alors qu'Henry et Iniesta n'avaient pas joué depuis plusieurs semaines. De plus, cette équipe est jeune (seuls Heny, Abidal et Puyol sont nés dans les années 70) et a une belle marge de progression. Il manque juste un arrière latéral offensif et polyvalent (Lahm) et un milieu gauche (David Silva) pour soulager Henry. Mais dans le football, rien n'est acquis : on pouvait dire la même chose du Barça 2006 sauf que celui-ci n'a par la suite jamais retrouvé son niveau de jeu après sa victoire en C1, la faute notamment à une hygiène de vie discutable pour Deco et Ronaldinho. Les Messi et Iniesta semblent à l'abri de ces dérives mais peut-être que cette nouvelle Dream Team n'aura plus aussi faim que cette année...

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07 mai 2009

Seul le beau jeu mène à Rome

Le 6 novembre 1991, au 2ème tour de ce qui s'appelait encore la Coupe d'Europe des Clubs Champions, José Maria Bakero avait d'un coup de tête à la 90ème minute permis au FC Barcelone - alors mené 0-3 sur la pelouse de Kaiserslautern après l'avoir emporté 2-0 à l'aller au Camp Nou - de se qualifier pour le tour suivant. Ce but inespéré avait donné naissance à la fameuse Dream Team de Cruyff qui allait quelques mois plus tard triompher de la Sampdoria de Gènes en finale de la C1 à Wembley.
Il est probable que Guardiola, hier jour clé de cette équipe qui a enthousiasmé l'Europe, et aujourd'hui entraineur de talent, a longtemps espéré revivre un tel scénario hier soir, 17 ans et 6 mois après le but du milieu de terrain Basque, avant que le génial Andrés Iniesta n'offre à l'Europe entière la finale dont elle rêvait. Hier soir, Barcelone avait la foi (normal quand on veut aller à Rome) et a donc rejoint en finale de la Ligue des Champions un Manchester United qui a tranquillement dominé son sujet face à une équipe d'Arsenal trop juste pour le top niveau européen.

Si selon Nietzche, "Dieu est mort", les dieux du football doivent être, eux, toujours en vie car hier soir, ils ont choisi de récompenser la seule équipe qui ait fait honneur à ce sport au cours de cette demi-finale. Pendant 180 minutes, Chelsea a essayé de détruire son adversaire sans jamais rien construire. Le pire, c'est que les Blues ont essayé de mettre de l'impact physique dans chaque duel mais dès qu'un Barcelonais se mettait à utiliser les mêmes armes, le joueur londonien se retrouvait immédiatement au sol, se tordant de douleur après avoir été bousculé de la sorte par un boucher catalan. Au passage, cela permettait à Chelsea d'hacher un peu plus le rythme de la rencontre.
Le pire, c'est que le crime a failli payer car avec ce but venu d'ailleurs et de nulle part d'Essien, le scénario était parfait pour Chelsea qui pouvait laisser venir les joueurs Barcelonais s'écraser sur l'incroyable mur bleu mis en place par un Guus Hiddink que l'on a connu plus romantique. Chelsea pouvait voir venir et tuer le Barça en contre-attaque. C'est ce qui aurait pu se produire mais Victor Valdés est l'un des tout meilleurs gardiens d'Europe en un contre un et a remporté tous ses duels face à Drogba lorsque celui-ci préférait rester debout plutôt que s'affaler par terre pour gratter un penalty.
Après l'exclusion plus que sévère d'Abidal, la messe semblait dite pour les Blaugranas car dans l'animation offensive, seuls Iniesta - déjà - et Messi posaient des problèmes aux 11 défenseurs de Chelsea : Eto'o, comme depuis plusieurs semaines, était inexistant, Xavi moins précis dans ses passes qu'à l'accoutumée, Alves nerveux et incapable d'adresser un bon centre alors que Keita gênait plus les offensives catalanes qu'autre chose. Mais Chelsea a joué petits bras et plutôt que de chercher le KO en inscrivant un 2ème but, a joué petits bras et face à un tel talent offensif, il était impossible de préserver ses buts vierges pendant 2 rencontres. Une relance catastrophique d'Essien, l'altruisme de Messi et le talent d'Iniesta, qui s'offre là un joli cadeau d'anniversaire 5 jours avant de fêter son quart de siècle, ont suffi pour faire la différence.
Chelsea a beau crier au scandale au niveau de l'arbitrage, les Blues ont vite oublié le carton rouge injustifié donné à Abidal qui aurait dû leur permettre de triompher. Et sur les 5 pénaltys qu'ils réclament, seule la main de Piqué aurait pu être sifflée mais encore, elle est clairement involontaire. Et avec toute leur expérience, les hommes de Guus Hiddink savaient très bien que plus, on cherche à obtenir un coup de sifflet, moins on l'obtient. L'attitude de Drogba est en cela ridicule car il a passé son temps à faire faute sur Piqué et Yaya Touré et n'a pas supporté qu'on ose lui répondre sur le même registre. Comme souvent avec les Anglais, le fair play est surtout valable quand on gagne.
Et globalement, l'arbitrage sur les deux rencontres, a été plutôt favorable aux joueurs de Chelsea car de nombreux contacts n'ont pas été signalés. Et il ne faut pas non plus oublier le pénalty non sifflé sur Henry au Camp Nou, la faute est bien plus évidente que ce qu'ont pu quémander les Blues hier, avec Puyol qui écope d'un carton jaune le privant du match retour sur l'action qui suit. Et sur les deux matches, Cech a été plus sollicité que Valdés (6 arrêts contre 4 pour le Barcelonais), preuve de la domination Barcelonaise.

Lors de l'autre demi-finale, comme à l'aller, Manchester a tranquillement disposé d'une équipe d'Arsenal, tout simplement surcotée. Une équipe ne peut pas prétendre jouer une Finale de Ligue des Champions avec un Song au milieu ou avec Sagna comme latéral droit. Wenger était confiant avant la rencontre, ce qui m'a surpris, et lui aussi voit sans doute ses joueurs plus beaux qu'ils ne le sont. Il y a quelques temps, il avait comparé Fabregas à Platini alors que celui-ci est bien inférieur à Xavi, à Xabi Alonso ou à l'inévitable Iniesta. Les Adebayor, Denilson, Diaby, Nasri, Fabregas, Walcott sont encore très loin du niveau des Henry, Petit, Vieira, Pirès, Bergkamp ou Ljungberg et, même s'ils sont jeunes, n'atteindront peut-être jamais les sommets côtoyés par leurs ainés. Et quand en plus, Gibbs et Almunia offrent deux buts aux Mancuniens, c'est mission impossible.
Au cours de ces deux matches, Manchester ne s'est fait aucune frayeur et réussit donc l'exploit de se qualifier pour une deuxième finale de Champion's League de rang, ce qui n'était pas arrivé depuis Valence en 2000 et 2001. Et c'est mérité car, comme les Barcelonais, les Red Devils proposent un jeu porté vers l'avant même si leur collectif est moins huilé que celui des hommes de Guardiola. L'an passé, Manchester avait écarté Barcelone en demi mais les choses ont changé cette année : Barcelone ne s'est pas fait éliminer en demi-finales sur une frappe lointaine d'un milieu de terrain d'un club anglais...

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30 avril 2009

Un éternel recommencement ?

En 2008, la finale de la Ligue des Champions opposait Manchester United à Chelsea. En 2009, à la mi-temps des demi-finales, les deux clubs sont bien partis pour se retrouver à Rome. Et si jamais, Barcelone et surtout Arsenal réussissaient à renverser la tendance, on assisterait à un remake de la finale de 2006... Logique quand 3 des 4 demi-finalistes sont les mêmes que l'an passé...
Mais selon moi, nous assisterons à une finale inédite entre Barcelone et Manchester qui ne se sont jamais affrontées à ce stade de la compétition. Mais pour l'anecdote, on se rappellera que les Red Devils ont joué, et gagné, une finale de la Ligue des Champions au Camp Nou : en 1999, face au Bayern.

Mais revenons 10 ans plus tard et intéressons-nous à la première de ces demi-finales qui, il faut bien l'avouer, ont été d'un ennui rare. Apeuré par les déroutes Lyonnaises et Munichoises, Chelsea a fermé le jeu et le seul Drogba était autorisé à passer la ligne médiane. Les Londoniens, profitant des largesses d'un arbitre allemand voulant sans doute venger le Bayern, ont multipliés les fautes et les Obi Mikel, Ballack et Alex n'auraient jamais dû finir la rencontre. Malgré un Iniesta des grands jours, le Barça n'a pas retrouvé la fluidité de ses dernières sorties la faute à un Messi loin de son meilleur niveau. Malgré tout, les Barcelonais se sont procurés 4-5 grosses occasions toutes sauvées avec brio par un Cech des grands jours mais plus à l'aise avec ses mains qu'avec ses pieds.
Surtout, Barcelone aurait pu bénéficier d'un pénalty suite à une faute d'Alex sur Henry. Mais sur la même action, Puyol se prend un carton et loupera le match retour. C'est la seule raison d'espérer pour Chelsea qui affrontera probablement une charnière Abidal-Piqué inédite. En tout cas, les Blues devront marquer pour se qualifier car il est plus que probable que les Blaugranas se montrent plus réalistes et que Messi soit dans un meilleur jour. C'est pour ça que Barcelone est mon favori : ils auront certainement plus d'espaces à Stamford Bridge qu'au Camp Nou.

Dans l'autre demi-finale, Manchester a archi-dominé une équipe d'Arsenal qui a prouvé qu'elle devait plus sa présence dans le dernier carré à la chance qu'à son talent. En effet, cela a déjà été dit, les Gunners auraient dû se faire éliminer par une AS Roma diminuée en huitièmes et ont obtenu un nul miraculeux à Villareal quand on se rappelle la domination des locaux en 1ère mi-temps; Et au retour, le sous-marin jaune était privé de ses deux seul joueurs de classe internationale : Marcos Senna et Santi Cazorla.
Manchester a tranquillement dominé son adversaire dont le seul joueur de classe mondiale n'est pas qualifié pour la C1. Car Fabregas a une nouvelle fois montré ses limites et prouvé qu'il était à des années lumières du niveau d'un Iniesta. Sans un Almunia des grands jours, Arsenal n'aurait plus l'espoir de revoir Rome. C'est d'ailleurs le seul regret que peuvent avoir les hommes de Ferguson : ne pas avoir trouvé le chemin des filets plus souvent car ils ont eu les opportunités pour...

Enfin, juste un mot pour dire que la rencontre la plus palpitante de la semaine a eu lieu au Stade de la route de Lorient où Bordeaux a montré toute sa volonté de devenir champion. Au vu de leur calendrier, de leur force de caractère et du jeu proposé, les Girondins sont les mieux placés pour détrôner Lyon. En tout cas, ils ont montré à l'OM qu'il faudrait compter avec eux et Gourcuff a une nouvelle fois démontré qu'il avait tout d'un futur très grand.
Quant à Moussa Sow, il a prouvé qu'il était possible de marquer un but et une passe décisivie au cours d'un même match tout en livrant une prestation d'ensemble pitoyable...

Posté par Le Cyclone à 22:25 - Foot - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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