L'oeil du Cyclone

Un regard critique, partial et de mauvaise foi sur l'actualité sportive...

15 juin 2009

La magie noire du XV de France en Nouvelle-Zélande

Samedi à Dunedin, l'équipe de France de rugby a signé un authentique exploit en allant battre les Néo-Zélandais sur leurs terres. Un véritable miracle qui se produit tous les 15 ans (normal, c'est du rugby) vu que les dernières victoires tricolores remontaient au 14 juillet 1979 et à la Tournée d'Eté de 1994 (2 victoires).
Même si les Blacks étaient privés de plusieurs cadres (Carter, Mc Caw, So'oila, Williams, Sivivatu ou encore Flynn), on peut parler de match référence pour les hommes de Marc Lièvremont avec une grosse défense (152 placages réussis), une bonne occupation du terrain et un réalisme anglo-saxon en attaque. Au niveau des individualités, capitaine Dusautoir a montré la voie à ses coéquipiers en étant omniprésent en défense, Barcella est juste le meilleur pilier gauche du monde (14 placages pour le Biarrot !), Picamoles est à l'origine des 2 premiers essais français, Traille a été un excellent leader d'attaque et Maxime Médard est tout simplement un génie de ce jeu.
Maintenant, la revanche de samedi à Wellington sera terrible car les Néo-Zélandais voudront laver l'affront de Dunedin. Mais les Français peuvent croire à l'exploit et réaliser le doublé comme il y a 15 ans. D'ailleurs en 1994, les hommes de Pierre Berbizier étaient allés chercher la victoire avec un essai, venu de nulle part, l'essai du bout du monde. Un essai que ne renierait pas Maxime Médard et que vous pouvez voir ci-dessous :

Pour la suite, il faut espérer que les Français n'attendront pas quinze ans avant de gagner à nouveau au pays du long nuage blanc car la prochaine confrontation entre ces deux équipes est d'ores et déjà prévue : lors des poules du Mondial 2011 !
En attendant, on pourra toujours se faire plaisirs en revisionnant les images de ce 4ème succès Français en terre Néo-Zélandaise :

Posté par Le Cyclone à 14:02 - Rugby - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juin 2009

L'année de la Catalogne

Après le triplé historique du FC Barcelone, le sport Catalan est décidément à l'honneur cette année vu que les rugbymen de l'USAP ont décroché le 7ème titre de leur histoire, le premier depuis 1955. La domination des Catalans sur les sports collectifs européens aurait pu être encore plus grande si un Siskauskas en feu n'avait pas barré la route vers la finale de l'Euroligue à Juan Carlos Navarro et ses coéquipiers.
On peut faire une courte analogie entre ces deux succès de deux formations qui partagent le même slogan : "Més que un club". Le dénominateur commun à ces deux équipe est leur "catalanité" qui se répercute par un nombre important de joueurs formés au club ou dans les environs : 7 joueurs (Valdés, Piqué, Puyol, Busquets, Xavi, Iniesta et Messi) formés au Barça étaient titulaires lors de la dernière finale de la C1 alors que 6 membres du XV de départ Perpignanais (Mas, Olibeau, Pérez, Marty, Sid et Porical) samedi à Saint-Denis étaient issus des écoles de rugby des Pyrénées-Orientales. Autre point commun : ces équipes ont été en tête pendant une grande partie de la saison et s'appuyaient toutes deux sur une grande rigueur collective. La comparaison s'arrête là car contrairement aux Blaugranas, les Sang-et-Or n'ont pas brillé en Coupe d'Europe et surtout n'ont pas proposé un jeu aussi flamboyant que leurs homologues de la Costa del Maresme.

Toutefois, il faut reconnaître que par rapport aux années précédentes, les Catalans ont proposé un jeu de trois-quarts bien plus attrayant, basé sur la vivacité et l'évitement et alternant parfaitement jeu dans l'axe et sur les ailes. Il faut dire qu'un joueur est pour beaucoup dans cette métamorphose : Maxime Mermoz, qui n'était même pas remplaçant l'an passé au Stade Toulousain, a survolé la demi-finale et la finale. Mention spéciale également à Jérôme Porical (dont le père et le grand-père ont également joué des finales pour l'USAP au poste d'arrière) qui a passé deux pénalités longue distance et dont l'intervention dans la ligne est à l'origine de l'essai de David Marty qui, performance assez rare pour être signalée, n'a pas commis un seul en-avant au Stade de France !
Mais ce qui est le plus impressionnant, c'est que cette équipe a réussi à être championne de France malgré l'hécatombe qu'elle a connue au poste ô combien crucial de demi d'ouverture. En effet, Nicolas Laharrague, Steve Meyer et surtout Daniel Carter ont connu des blessures longue durée. Au final, ce sont Gavin Hume (centre de formation) et David Mélé (demi de mêlée comme son nom l'indique) qui ont tenu le poste. Enfin, ce qui me plaît dans cette équipe, c'est que dans ce rugby moderne où les kilos semblent prioritaires, l'USAP n'a pas hésité à envoyer ses poids lourds (Tonita, Tuilagi...) pour privilégier l'évitement et la mobilité et ça a payé ! Donc bravo à Jacques Brunel pour avoir transformé Perpignan en une machine à gagner. Et avec un adjoint de cette qualité, on a la confirmation que Bernard Laporte était vraiment un mauvais entraîneur, vu le jeu proposé par les Bleus sous son commandement.

Si le Canigou a pris feu, les volcans d'Auvergne sont eux restés bien éteints puisque comme le veut la tradition, l'ASM a encore perdu une finale de Championnat. Comme en 2008 face à Toulouse, comme en 2007 face au Stade Français et comme depuis des années, l'ASM est incapable de ramener le Bouclier de Brennus Place de Jaude. L'équipe a beau avoir changé de nom en 2004 (l'ASM Clermont-auvergne remplaçant l'AS Montferrandaise), les années passent, la défaite reste : 10ème revers en finale pour les Jaunards, record mondial, tous sports confondus.
Le pire, c'est qu'à chaque fois, l'ASM est tombée sur plus forte qu'elle et on ne peut donc pas parler de malédiction. Car les Auvergnats choisissent des joueurs à leur image, Pierre Mignoni en étant le parfait étendard, lui qui se rate dans toutes les grandes occasions. Broke James a beau marquer 1 000 points en une saison, il vient de rater sa 3ème finale consécutive. Rougerie et Audebert ont eux appris à perdre au centre de formation de l'ASM et ont bien appris leurs leçon puisqu'ils ont déjà perdu 4 finales sans en remporter une seule, un record là aussi (codétenu avec les Dacquois Pierre Albaladéjo et Jean-Claude Lasserre). Et Nalaga est définitivement surfait car trop prévisible et incroyablement maladroit...
Enfin, Vern Cotter a également sa part de responsabilité puisque son équipe développe un jeu trop stéréotypé : soit on tape un grand coup de pied, soit on attaque en envoyant systématiquement la balle à l'aile. Une fois devant au score, les Clermontois ont joué petit bras en se contentant de rendre la balle à leurs adversaires. Mais contrairement aux Toulousains en demi-finale, les Perpignanais ont su prendre le jeu à leur compte et profiter de la faiblesse défensive de Rougerie. Quelle idée de le titulariser au centre où ses lacunes défensives, en particulier face aux joueurs vifs, sont particulièrement criantes ? Surtout que dans le même temps, Benoît Baby était cantonné sur son aile où il a touché trop peu de ballons, lui le seul joueur capable de déstabiliser la défense Catalane...
Pour l'an prochain, je vois bien Clermont perdre une nouvelle finale mais face au Biarritz Olympique cette fois car chaque année, c'est une équipe différente qui brise les espoirs Auvergnats. Et si Clermont veut un jour soulever le Bouclier de Brennus, peut-être devront-ils espérer rencontrer Brive en finale vu que les Corréziens n'ont jamais remporté de titre de Champion de France en 4 finales ? Ou alors il faudrait que la finale ait lieu en Auvergne car il faut se souvenir que c'est uniquement dans la montée du Puy-de-Dôme que Raymond Poulidor, la version cycliste de l'ASM, a réussi à distancer Jacques Anquetil...

Posté par Le Cyclone à 15:52 - Rugby - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2009

Barcelone, équipe éternelle

Hier soir dans la ville éternelle, le FC Barcelone 2008-09 est définitivement rentré dans l'histoire en réalisant un triplé jamais réalisé par un club Espagnol, pas même le grand Real Madrid des années 50 : la Liga, la Coupe du Roi et la Ligue des Champions. Dans l'histoire, seule une équipe par décennie a réalisé l'exploit de remporter la C1 ainsi que son championnat domestique et sa coupe nationale : le Celtic Glasgow en 1967, l'Ajax Amsterdam en 1972, le PSV Eindhoven en 1988 et Manchester United en 1999.

Sans conteste, le Barcelone de Guardiola est l'équipe de ce 21ème siècle, non seulement par les résultats probants qu'il a obtenus mais surtout par le jeu ultra spectaculaire, ultra technique et ultra offensif qu'il a développé tout au long de l'année. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 157 buts (104 en Liga, 37 en C1 et 17 en Coupe du Roi) en 62 rencontres (37 de Liga, 16 en C1 et 9 en Coupe d'Espagne), soit une moyenne hallucinante de 2,53 buts par match. Et le plus impressionnant, c'est que ce Barcelone-là a réalisé quelques un de ses plus gros cartons face à de grosses écuries : 5-0 face à la Corogne, 4-0 face au FC Séville, 6-1 face à l'Atletico Madrid, 4-0 face à Valence, 5-2 face à Lyon, 4-0 face au Bayern Munich sans oublier le mythique 6-2 à Santiago Bernabeu.

La dernière victime de cette équipe hors norme est donc le Manchester United de Cristiano Ronaldo qui était pourtant donné favori avant le coup d'envoi. Les Mancuniens avaient disaient-on une plus grande profondeur de banc, un milieu capable d'étouffer les Barcelonais et pouvaient compter sur la meilleure défense du monde. Sans oublier, Cristiano Ronaldo qui était présenté comme plus complet que Leo Messi qui était décrit comme incapable de marquer face à une équipe anglaise.
Bien entendu, ces prédictions se sont révélées complètement fausses. Messi, comme un symbole, a marqué et, du haut de son mètre soixante-neuf, s'est payé le luxe de devancer de la tête les géants Vidic et Ferdinand pour tromper le mètre quatre-vingt dix-sept de Van der Sar. De son côté, Cristiano Ronaldo (toujours aussi transparent dans les grands rendez-vous), a prouvé qu'il ne méritait pas son Ballon d'Or 2008 en pêchant par individualisme, n'inquiétant jamais Victor Valdés. En plus de prendre une leçon de football, il a eu droit à une bonne leçon tout court de la part de Xavi suite à son vilain coup de coude sur Puyol en fin de match.
Contrairement au match contre Chelsea, Barcelone s'est facilité la tâche en se montrant aussi réaliste qu'un club anglais. Suite à une percée et à un décalage de l'excellentissime Iniesta, Eto'o crochète Vidic et trompe Van der Saar qu'on a connu plus réactif. Manchester, malgré 10 bonnes premières minutes, n'allait jamais s'en remettre, rendant les armes sans combattre. Les changements de Ferguson n'y feront rien : MU balance de longs ballons et Ronaldo joue tout seul devant. Pendant ce temps là, le milieu du Barça prouve, si c'était encore nécessaire, qu'il n'avait rien à voir avec celui de Barcelone et se ballade pendant 80 minutes. Ça temporise, ça accélère quand c'est nécessaire et ça se place parfaitement pour enrayer les attaques des Red Devils. Du grand art !

Ce succès est bien entendu celui de Guardiola qui a fait d'une équipe aux abois l'an passé, une machine de guerre cette année. Pourtant, seuls 2 joueurs du 11 type (Daniel Alves et Piqué) sont arrivés à l'intersaison. La rigueur et la discipline collective imposée par Pep a fait des merveilles et le pari de miser sur les joueurs formés à
la Masia s'est révélé payant. En effet, hier soir, sur les 11 titulaires, 7 étaient formés au club ! Une rareté à ce stade de la compétition qui permet de développer un jeu spectaculaire et offensif car la plupart des joueurs sont habitués aux exigences de ce système de jeu offensif et exigeant.
Cette équipe du Barça semble avoir de la marge sur ses rivaux car hier, il faut le rappeler, les 3 quarts de sa défense étaient suspendus ou blessés (Abidal, Daniel Alves, Marquez, sans oublier Milito) alors qu'Henry et Iniesta n'avaient pas joué depuis plusieurs semaines. De plus, cette équipe est jeune (seuls Heny, Abidal et Puyol sont nés dans les années 70) et a une belle marge de progression. Il manque juste un arrière latéral offensif et polyvalent (Lahm) et un milieu gauche (David Silva) pour soulager Henry. Mais dans le football, rien n'est acquis : on pouvait dire la même chose du Barça 2006 sauf que celui-ci n'a par la suite jamais retrouvé son niveau de jeu après sa victoire en C1, la faute notamment à une hygiène de vie discutable pour Deco et Ronaldinho. Les Messi et Iniesta semblent à l'abri de ces dérives mais peut-être que cette nouvelle Dream Team n'aura plus aussi faim que cette année...

Posté par Le Cyclone à 16:20 - Foot - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mai 2009

Seul le beau jeu mène à Rome

Le 6 novembre 1991, au 2ème tour de ce qui s'appelait encore la Coupe d'Europe des Clubs Champions, José Maria Bakero avait d'un coup de tête à la 90ème minute permis au FC Barcelone - alors mené 0-3 sur la pelouse de Kaiserslautern après l'avoir emporté 2-0 à l'aller au Camp Nou - de se qualifier pour le tour suivant. Ce but inespéré avait donné naissance à la fameuse Dream Team de Cruyff qui allait quelques mois plus tard triompher de la Sampdoria de Gènes en finale de la C1 à Wembley.
Il est probable que Guardiola, hier jour clé de cette équipe qui a enthousiasmé l'Europe, et aujourd'hui entraineur de talent, a longtemps espéré revivre un tel scénario hier soir, 17 ans et 6 mois après le but du milieu de terrain Basque, avant que le génial Andrés Iniesta n'offre à l'Europe entière la finale dont elle rêvait. Hier soir, Barcelone avait la foi (normal quand on veut aller à Rome) et a donc rejoint en finale de la Ligue des Champions un Manchester United qui a tranquillement dominé son sujet face à une équipe d'Arsenal trop juste pour le top niveau européen.

Si selon Nietzche, "Dieu est mort", les dieux du football doivent être, eux, toujours en vie car hier soir, ils ont choisi de récompenser la seule équipe qui ait fait honneur à ce sport au cours de cette demi-finale. Pendant 180 minutes, Chelsea a essayé de détruire son adversaire sans jamais rien construire. Le pire, c'est que les Blues ont essayé de mettre de l'impact physique dans chaque duel mais dès qu'un Barcelonais se mettait à utiliser les mêmes armes, le joueur londonien se retrouvait immédiatement au sol, se tordant de douleur après avoir été bousculé de la sorte par un boucher catalan. Au passage, cela permettait à Chelsea d'hacher un peu plus le rythme de la rencontre.
Le pire, c'est que le crime a failli payer car avec ce but venu d'ailleurs et de nulle part d'Essien, le scénario était parfait pour Chelsea qui pouvait laisser venir les joueurs Barcelonais s'écraser sur l'incroyable mur bleu mis en place par un Guus Hiddink que l'on a connu plus romantique. Chelsea pouvait voir venir et tuer le Barça en contre-attaque. C'est ce qui aurait pu se produire mais Victor Valdés est l'un des tout meilleurs gardiens d'Europe en un contre un et a remporté tous ses duels face à Drogba lorsque celui-ci préférait rester debout plutôt que s'affaler par terre pour gratter un penalty.
Après l'exclusion plus que sévère d'Abidal, la messe semblait dite pour les Blaugranas car dans l'animation offensive, seuls Iniesta - déjà - et Messi posaient des problèmes aux 11 défenseurs de Chelsea : Eto'o, comme depuis plusieurs semaines, était inexistant, Xavi moins précis dans ses passes qu'à l'accoutumée, Alves nerveux et incapable d'adresser un bon centre alors que Keita gênait plus les offensives catalanes qu'autre chose. Mais Chelsea a joué petits bras et plutôt que de chercher le KO en inscrivant un 2ème but, a joué petits bras et face à un tel talent offensif, il était impossible de préserver ses buts vierges pendant 2 rencontres. Une relance catastrophique d'Essien, l'altruisme de Messi et le talent d'Iniesta, qui s'offre là un joli cadeau d'anniversaire 5 jours avant de fêter son quart de siècle, ont suffi pour faire la différence.
Chelsea a beau crier au scandale au niveau de l'arbitrage, les Blues ont vite oublié le carton rouge injustifié donné à Abidal qui aurait dû leur permettre de triompher. Et sur les 5 pénaltys qu'ils réclament, seule la main de Piqué aurait pu être sifflée mais encore, elle est clairement involontaire. Et avec toute leur expérience, les hommes de Guus Hiddink savaient très bien que plus, on cherche à obtenir un coup de sifflet, moins on l'obtient. L'attitude de Drogba est en cela ridicule car il a passé son temps à faire faute sur Piqué et Yaya Touré et n'a pas supporté qu'on ose lui répondre sur le même registre. Comme souvent avec les Anglais, le fair play est surtout valable quand on gagne.
Et globalement, l'arbitrage sur les deux rencontres, a été plutôt favorable aux joueurs de Chelsea car de nombreux contacts n'ont pas été signalés. Et il ne faut pas non plus oublier le pénalty non sifflé sur Henry au Camp Nou, la faute est bien plus évidente que ce qu'ont pu quémander les Blues hier, avec Puyol qui écope d'un carton jaune le privant du match retour sur l'action qui suit. Et sur les deux matches, Cech a été plus sollicité que Valdés (6 arrêts contre 4 pour le Barcelonais), preuve de la domination Barcelonaise.

Lors de l'autre demi-finale, comme à l'aller, Manchester a tranquillement disposé d'une équipe d'Arsenal, tout simplement surcotée. Une équipe ne peut pas prétendre jouer une Finale de Ligue des Champions avec un Song au milieu ou avec Sagna comme latéral droit. Wenger était confiant avant la rencontre, ce qui m'a surpris, et lui aussi voit sans doute ses joueurs plus beaux qu'ils ne le sont. Il y a quelques temps, il avait comparé Fabregas à Platini alors que celui-ci est bien inférieur à Xavi, à Xabi Alonso ou à l'inévitable Iniesta. Les Adebayor, Denilson, Diaby, Nasri, Fabregas, Walcott sont encore très loin du niveau des Henry, Petit, Vieira, Pirès, Bergkamp ou Ljungberg et, même s'ils sont jeunes, n'atteindront peut-être jamais les sommets côtoyés par leurs ainés. Et quand en plus, Gibbs et Almunia offrent deux buts aux Mancuniens, c'est mission impossible.
Au cours de ces deux matches, Manchester ne s'est fait aucune frayeur et réussit donc l'exploit de se qualifier pour une deuxième finale de Champion's League de rang, ce qui n'était pas arrivé depuis Valence en 2000 et 2001. Et c'est mérité car, comme les Barcelonais, les Red Devils proposent un jeu porté vers l'avant même si leur collectif est moins huilé que celui des hommes de Guardiola. L'an passé, Manchester avait écarté Barcelone en demi mais les choses ont changé cette année : Barcelone ne s'est pas fait éliminer en demi-finales sur une frappe lointaine d'un milieu de terrain d'un club anglais...

Posté par Le Cyclone à 15:12 - Foot - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 avril 2009

Un éternel recommencement ?

En 2008, la finale de la Ligue des Champions opposait Manchester United à Chelsea. En 2009, à la mi-temps des demi-finales, les deux clubs sont bien partis pour se retrouver à Rome. Et si jamais, Barcelone et surtout Arsenal réussissaient à renverser la tendance, on assisterait à un remake de la finale de 2006... Logique quand 3 des 4 demi-finalistes sont les mêmes que l'an passé...
Mais selon moi, nous assisterons à une finale inédite entre Barcelone et Manchester qui ne se sont jamais affrontées à ce stade de la compétition. Mais pour l'anecdote, on se rappellera que les Red Devils ont joué, et gagné, une finale de la Ligue des Champions au Camp Nou : en 1999, face au Bayern.

Mais revenons 10 ans plus tard et intéressons-nous à la première de ces demi-finales qui, il faut bien l'avouer, ont été d'un ennui rare. Apeuré par les déroutes Lyonnaises et Munichoises, Chelsea a fermé le jeu et le seul Drogba était autorisé à passer la ligne médiane. Les Londoniens, profitant des largesses d'un arbitre allemand voulant sans doute venger le Bayern, ont multipliés les fautes et les Obi Mikel, Ballack et Alex n'auraient jamais dû finir la rencontre. Malgré un Iniesta des grands jours, le Barça n'a pas retrouvé la fluidité de ses dernières sorties la faute à un Messi loin de son meilleur niveau. Malgré tout, les Barcelonais se sont procurés 4-5 grosses occasions toutes sauvées avec brio par un Cech des grands jours mais plus à l'aise avec ses mains qu'avec ses pieds.
Surtout, Barcelone aurait pu bénéficier d'un pénalty suite à une faute d'Alex sur Henry. Mais sur la même action, Puyol se prend un carton et loupera le match retour. C'est la seule raison d'espérer pour Chelsea qui affrontera probablement une charnière Abidal-Piqué inédite. En tout cas, les Blues devront marquer pour se qualifier car il est plus que probable que les Blaugranas se montrent plus réalistes et que Messi soit dans un meilleur jour. C'est pour ça que Barcelone est mon favori : ils auront certainement plus d'espaces à Stamford Bridge qu'au Camp Nou.

Dans l'autre demi-finale, Manchester a archi-dominé une équipe d'Arsenal qui a prouvé qu'elle devait plus sa présence dans le dernier carré à la chance qu'à son talent. En effet, cela a déjà été dit, les Gunners auraient dû se faire éliminer par une AS Roma diminuée en huitièmes et ont obtenu un nul miraculeux à Villareal quand on se rappelle la domination des locaux en 1ère mi-temps; Et au retour, le sous-marin jaune était privé de ses deux seul joueurs de classe internationale : Marcos Senna et Santi Cazorla.
Manchester a tranquillement dominé son adversaire dont le seul joueur de classe mondiale n'est pas qualifié pour la C1. Car Fabregas a une nouvelle fois montré ses limites et prouvé qu'il était à des années lumières du niveau d'un Iniesta. Sans un Almunia des grands jours, Arsenal n'aurait plus l'espoir de revoir Rome. C'est d'ailleurs le seul regret que peuvent avoir les hommes de Ferguson : ne pas avoir trouvé le chemin des filets plus souvent car ils ont eu les opportunités pour...

Enfin, juste un mot pour dire que la rencontre la plus palpitante de la semaine a eu lieu au Stade de la route de Lorient où Bordeaux a montré toute sa volonté de devenir champion. Au vu de leur calendrier, de leur force de caractère et du jeu proposé, les Girondins sont les mieux placés pour détrôner Lyon. En tout cas, ils ont montré à l'OM qu'il faudrait compter avec eux et Gourcuff a une nouvelle fois démontré qu'il avait tout d'un futur très grand.
Quant à Moussa Sow, il a prouvé qu'il était possible de marquer un but et une passe décisivie au cours d'un même match tout en livrant une prestation d'ensemble pitoyable...

Posté par Le Cyclone à 22:25 - Foot - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2009

Barcelone, la crème de la crème Catalane

Lors du match aller, Lyon avait dominé Barcelone pendant une mi-temps pour mener 1-0 à la pause. Hier soir, Barcelone a dominé Lyon pendant une mi-temps pour rentrer aux vestiaires sur un score de 4 buts à un. C'est là toute la différence entre le haut et le très haut niveau européen.
C'est pour cela qu'il ne faut pas accabler Lyon qui, après Manchester l'an dernier, ne passe pas le stade des huitièmes de finales pour ne pas avoir eu de chance au tirage au sort et être tombé sur le futur vainqueur de la compétition. Car ce Barça-là est injouable : il est impossible de lui prendre le ballon et obligatoirement, au bout d'un moment, la défense craque surtout avec un Boumsong diminué et un François Clerc qui joue son 2ème match en 7 mois. Et l'addition est d'autant plus salée quand Barcelone se montre réaliste, ce qui n'est pas toujours son point fort, et transforme en buts ses quatre premières occasions.

Si la force du FC Barcelone réside principalement dans son collectif, je voudrais quand mettre en avant un joueur, sans doute pas le plus charismatique ni le plus médiatique, mais sans aucun doute le plus complet de tous les joueurs Baluagranas : l'inévitable Andrés Iniesta. Il n'était pas là au match aller et son absence a coïncidé avec le coup de mou des Barcelonais au mois de février, tout simplement parce qu'Iniesta est indispensable au jeu du Barça : jeu court, jeu long, accélérer, temporiser, récupérer, presser, dribbler, marquer, passer, il sait tout faire et il joue toujours juste. Et pour ne rien gâcher, il est d'une régularité rare et d'une mentalité irréprochable car prêt à se sacrifier pour le collectif. Peut-être qu'un jour, les jurés du Ballon d'Or se rendront compte qu'il est supérieur au surcôté Fabregas et qu'il fera un jour partie des 30 nominés pour cette récompense...

Pour cela, il faudrait que Barcelone gagne la Ligue des Champions et cela semble bien parti sauf si les blessures touchent Puyol, Xavi, Iniesta ou Messi. Car depuis, le début de la saison, aucune équipe d'Europe n'a la régularité des Catalans et ne domine ses adversaires avec autant de marge. Le trio magique Henry-Eto'o-Messi n'a pas d'équivalent et peut déstabiliser n'importe quelle défense regroupée : d'ailleurs, c'est ce qu'ils font chaque semaine ! Et derrière, il y a Xavi et Iniesta qui n'ont pas leur pareil pour conserver le ballon ou mettre leurs attaquants dans des conditions idéales pour trouver le chemin des filets. En plus dès que Barcelone perd le ballon (ce qui est plutôt rare), ces deux joueurs mettent très rapidement un pressing très haut qui permet à Yaya Touré de récupérer très facilement le ballon et d'asphyxier l'adversaire.
Le seul (petit) bémol serait à mettre au débit de la défense qui n'est pas au niveau (exceptionnel) du reste de l'équipe reste tout à fait convenable puisque c'est la 2ème meilleure défense de Liga. Victor Valdés n'est pas si mauvais qu'on voudrait le croire (les Médias Français sont bien plus indulgents avec un Mandanda quia pourtant commis bien plus de bourdes que le gardien Catalan depuis le début de la saison) et est même capable de réflexes prodigieux qui lui ont permis de remporter le
Trophée Zamora en 2005. Et derrière, les retours de Puyol et d'Abidal devraient permettre d'annihiler les contre-attaques adverses.
Oui car avec le Barça, il est difficile d'avoir la possession du ballon (65% en moyenne pour les Catalans), encore plus au Camp Nou où les Barcelonais savent tirer profit de la largeur du terrain pour étirer leur adversaire. Ou alors au prix d'efforts considérables comme ont pu le faire les Lyonnais à Gerland pendant 40 minutes. Et encore, à l'époque, Iniesta n'était pas sur la pelouse...

Dans la course à la Coupe aux Grandes Oreilles, on retrouvera 4 clubs de la Premier League. Pour moi cela n'est pas synonyme d'une domination de la Perfide Albion sur l'Europe du football car cette année, les clubs anglais ont surtout eu de la réussite. Chelsea n'a rien montré collectivement et a eu besoin d'un miracle (but plus qu'heureux d'Essien sur la seule occasion des Blues en 1ère période) et de l'aide de l'arbitre (non expulsion de Belletti qui finalement sera passeur décisif pour Drogba) pour venir à bout d'une Juventus de Turin pourtant privée de Camoranesi, Legrottaglie, Sissoko et Nedved (blessé en début de match) et ne pouvant plus compter que sur l'abattage de Tiago et le talent naissant de Giovinco pour faire la différence. Face à Arsenal, l'AS Rome aurait dû bénéficier qui aurait certainement envoyé les coéquipiers de Francesco en quarts alors que Casseti, Mexes, Juan (sorti juste après son but), De Rossi, Perotta, Panucci, Cicinho étaient absents. Et il a fallu une séance de tirs aux buts heureuse pour que les hommes d'Arsène Wenger se qualifient : en effet, les Romains ont échoué sur les deux seuls penalties qui ont été mal tirés alors qu'un Doni plus inspiré aurait pu stopper plus qu'une tentative londonienne.
Liverpool et Manchester United ont fait plus forte impression sans se hisser toutefois au niveau d'excellence de Barcelone. Ces derniers peuvent dire merci à la chance (un poteau et une barre pour l'Inter Milan
) et à Patrick Vieira (et son marquage lâche sur Vidic lors du 1er but mancunien) qui leur permettent de vaincre la malédiction du champion sortant qui depuis 2005 se faisait chaque année éliminer en 8èmes. Les Reds ont prouvé, si cela était encore nécessaire, qu'ils étaient essentiellement une équipe de Ligue des Champions car trop dépendant des Gerrard et Torres pour être régulier et remporter leur championnat. Leur victime d'un soir est un très faible Real Madrid qui n'a pas eu la réussite qui l'accompagne habituellement en Liga et lui permet de survivre derrière le Barça : et encore, Casillas était là pour éviter un score de baby-foot aux siens.
L'autre équipe de la capitale espagnole, l'
Atletico Madrid, peut aussi remercier son gardien Leo Franco qui a permis aux Matelassiers de rester invaincus dans cette compétition. Mais les Colchoneros étaient très loin de leur niveau de début d'automne et le FC Porto mérite sa qualification et retrouve les quarts pour la 1ère fois depuis 2004 et son sacre inattendu. Par contre, une autre équipe espagnole, Villarreal  et son jeu léché, accompagnera Barcelone en quarts (comme en 2006, tiens donc...) après avoir éliminé le Panathinaïkos qui ne peut compter que sur sa section basket pour briller en Europe : les hommes de Manuel Pellegrini ont su affronter une ambiance hostile en Grèce pour obtenir une qualification au courage, ce qui n'était pas forcément gagné pour cette équipe d'artistes qui prouve qu'il faudra compter sur elle pour la suite. Enfin, le Bayern Munich a fini d'humilier (7-1 après le 5-0 initial) une équipe du Sporting Portugal qui n'a même pas le niveau Coupe Intertoto pour tomber de la sorte face à une équipe mixte du Bayern. Si Lyon peut avoir un regret, c'est bien d'avoir "offert" la 1ère place du groupe au Bayern lors de la dernière journée : face à ces Portugais, l'OL se serait sans doute qualifié et Jean-Michel Aulas ne serait pas en train de pleurer dans les journaux français...

Pour la suite de la compétition, Porto et Arsenal me semblent les 2 équipes les plus faibles. Ensuite, je mets Villarreal, le Bayern et Chelsea sur le même plan. Liverpool et Manchester semblent au-dessus de ces équipes. Mais mon grand favori est plus que jamais le Barça car marquer 5 buts à une équipe du calibre de Lyon en y mettant la manière est sans conteste la performance de la soirée.
Les Barcelonais sont très réguliers depuis le début de la saison alors pourvu que ça dure ! Car c'est toute une philosophie de jeu, tournée vers l'attaque, la technique et l'intelligence de jeu qui serait sacrée. Et après la victoire de l'Espagne à l'Euro, ce serait une nouvelle leçon à méditer pour tous les techniciens de Ligue 1 et d'ailleurs ne jurant que par la défense et le muscle...

Posté par Le Cyclone à 16:42 - Foot - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2009

Barcelone n'a pas mangé du Lyon

Mardi soir, les joueurs de Lyon ont été de véritables fauves mais cela n'a pas suffi face à une équipe de Barcelone qui, sûre de son jeu et de ses qualités, a laissé passer l'orage en première mi-temps avant de dominer totalement la seconde période. Lors des 45 premières minutes, Lyon a étouffé la sans doute meilleure équipe d'Europe mais a payé cette débauche d'énergie : au fil des minutes, Benzema s'est trouvé de plus en plus esseulé et a eu de moins en moins de ballons à se mettre sous la dent. L'OL a eu sa chance en 1ère mi-temps et peut regretter de ne pas s'être montré plus réaliste.
Pourtant, tout avait bien commencé avec ce coup franc de Juninho dès la 7ème minute. D'ailleurs, sur le coup, on a appris que Mandanda était un fan du Barça : manque de pot, il s'est surtout inspiré de leur gardien, Victor Valdés, qui est un gardien correct mais trop irrégulier pour un club du standing du FC Barcelone. Mais ce même Valdés s'est bien repris sur une sortie décisive qui prive Benzema de tout angle de tir et lui fait manquer la balle du 2-0. Ce même Benzema qui trouvera le poteau et qui gâchera une contre-attaque rondement menée par excès d'individualisme, oubliant Makoun complètement démarqué sur sa droite. Dommage car à part une frappe d'Eto'o sur le poteau, le Barça ne parvenait pas imposer son rythme à la partie : l'axe étant parfaitement quadrillé par le trio Juninho-Toulalan-Makoun au milieu et par le duo Cris-Boumsong en défense, et Ederson et Keita faisant de gros efforts sur leurs côtés respectifs.
Mais il était impossible pour les Lyonnais de maintenir une telle pression sur leurs adversaires pendant 90 minutes et logiquement, Barcelone a pris le match à son compte dès le retour des vestiaires avec Xavi en chef d'orchestre. Mais Lyon a bien tenu, maîtrisant le trio Messi-Eto'o-Henry, l'absence de l'excellent Iniesta se faisant resentir. Mais à l'image d'Ederson et de Keita, les joueurs de l'OL ont reculé et n'ont pu mener aucune contre-attaque : si Keita n'aurait, comme à son habitude, sans doute rien apporté offensivement à son équipe, Ederson aurait sans doute été plus précieux au soutien de Benzema. Mais il fallait contenir Messi et Daniel Alves...
Finalement, Lyon a cédé sur l'une des forces méconnues des Barcelonais les coups de pied arrêtés. En effet, Xavi est un redoutable tireur alors que Marquez et Piqué sont d'excellents joueurs de tête. Et le but d'Henry ne doit rien au hasard car le Barça raffole de ses corners déviés au premier poteau : Cris aurait dû le savoir et ne pas lâcher Henry au marquage. Ce but ressemble étrangement de Tevez l'an dernier au même stade de la compétition et c'en est d'autement plus rageant pour les Lyonnais qui, comme l'an passé, vont se faire sortir par le futur vainqueur de l'épreuve...

Dans les autres rencontres, le Bayern Munich est pratiquement qualifié après sa promenade de santé au Portugal (0-5) : Paulo Bento, entraîneur du Sporting Portugal, avait dit que la Ligue des Champions n'était pas sa priorité et cela s'est vu. N'empêche que si Lahm n'avait pas repoussé sur sa ligne une tentative d'Anderson Polga alors que le score était toujours nul et vierge. Mais cette équipe portugaise n'était pas au niveau et a cédé sous les coups de butoir du trident Ribéry-Klose-Toni. Mais cette large victoire du Bayern n'en fait pas un favori de cette C1, tant l'opposition était indigne de la Champion's League.
"Dominer n'est pas gagner", c'est que doit se dire
Villarreal après sa rencontre face au Panathinaïkos. Les Espagnols auraient dû compter 2 ou 3 buts d'avance à la pause mais, par maladresse, n'ont pas réussi à tromper la vigilence de Galinovic. Le Pana allait réussir le hold up presque parfait en ouvrant le socre sur leur première occasion. Les Espagnols n'ont finalement égalisé que sur un pénalty de Rossi provoqué par Pirès avant de rater d'autres opportunités d'aggraver le score en fin de match. Après ce match nl 1-1, le sous-marin jaune est en ballotage très favorable mais il a ssemblé bien supérieur à son adversaire. La qualification est donc toujours possible mais sera plus compliquée que prévu à obtenir face à des upporters grecs en ébullition.
Face à la Juventus de Turin,
Chelsea a réalisé une bonne opération en s'imposant sur le plus court des scores (1-0, but de Drogba). Mais les Italiens, qui ont mis du temps à rentrer dans la partie, ont montré en deuxième mi-temps que la qualification était loin d'être acquise pour les hommes de Guus Hiddink. Le match retour au Stadio Delle Alpi s'annonce très indécis mais Pavel Nedved aurait facilité la tâche des Bianconeri s'il avait converti sa balle de match dans le temps addittonnel.
Mais la bonne opération de la soirée de mercredi est à mettre au crédit de
Liverpool qui a battu le Real Madrid chez lui, à Santiago Bernabeu. C'est un petit miracle pour les Reds qui même avec un Torres sur une jambe et un Gerrard encore convalescents, soit les deux seuls joueurs de classe de cette équipe, ont réussi à l'emporter grâce à un but de la tête de Benayoun sur coup franc sifflé suite à une faute imaginaire de Heinze sur Kuyt. Mais le Real n'a jamais été en mesure de trouver des failles dans le mur dressé par Liverpool : le jeu madrilène a manqué de spontanéité, de vitesse, de percussion et d'une vraie présence dans la surface. Sneijder ou Van Nistelrooy auraient pu faire du bien à cette équipe mais Liverpool était aussi privé de ses deux meilleurs éléments. Un 0-0 aurait été logique dans ce match qui reste nul à mes yeux et tout juste sauvé par ce geste de génie de Xabi Alonso en fin de 1ère période...
Mardi, les grands rivaux locaux du Real, l'
Atletico Madrid, n'ont pas non plus été à la fête et sont très loin de leur niveau de l'automne dernier. L'attaque est toujours aussi bonne mais le milieu ne récupère pas un ballon alors que la défense n'est même pas du niveau Premier League. Et le FC Porto peut regretter de ne pas avoir plus profité d'une telle générosité et de ne repartir d'Espagne qu'avec un 2-2 dans leurs valises. Si on avait inversé les gardiens, les Portugais l'auraient emporté 6 ou 7-0 : en effet, Leo Franco a évité que l'addition ne soit plus salée alors qu'Helton, comme son quais homonyme marseillais, est plus un premier attaquant pour l'adversaire qu'un dernier rempart pour son équipe.
Une autre équipe qui peut se mordre les doigts d'avoir été si peu réaliste est bien
Arsenal qui n'a battu l'AS Rome que sur la plus petite des marges (1-0) et un pénalty de Van Persie. Les Gunners n'ont pas su profiter des errements de la paire Loria-Mexès et ont prouvé qu'en Bendtner, ils détenaient le remplaçant idéal d'Adebayor : comme le Togolais, le Danois a les pieds carrés et a besoin de trente occasions pour faire trembler les filets sauf que Bendtner est encore plus mauvais. Logique, il est remplaçant. Mais le retour à Rome s'annonce compliqué face à des Romains revanchards et Totti ne sera pas toujours aussi discret que mardi soir.
Enfin, après avoir commencé par le duel entre le futur champion de France et le futur champion d'Espagne, il est logique de conclure en évoquant le choc entre le futur champion d'Italie et le futur champion d'Angleterre : I
nter Milan - Manchester United. Globalement, les Red Devils ont dominé la partie en gagnant la bataille du milieu de terrain mais sont tombés sur un Julio César impérial. Manchester a surtout profité des errances de Rivas pour se montrer dangereux avant que la rentrée de Cordoba à la pause ne stabilise la défense intériste. Malgré la suspension de Vidic et les blessures de Neville et Brown, l'Inter n'a pas réussi à faire sauter le verrou mancunien dans une rencontre plutôt fermée. L'inter préserve toutes ses chances de qualification car Manchester United devra prendre des risques à Old Trafford, s'exposant à un coup de génie d'Ibrahimovic.

A part la ballade Portugaise du Bayern, toutes les rencontres ont été serrées puisqu'aucune équipe n'a pu s'imposer avec plus d'un but d'avance. Si la qualification semble bien engagée pour Liverpool, les autres rencontres semblent plutôt indécises même si Barcelone, Porto ou Chelsea sont en ballotage favorable.
En tout cas, il faudra attendre les matches retours avant de pouvoir faire un bilan de ces huitièmes de finale. Au niveau du suspense, on sera servis, espérons qu'il en soit de même au niveau du spectacle qui a laissé à désirer sur certaines rencontres...

Posté par Le Cyclone à 17:57 - Foot - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2009

Histoire de la Liga ACB - La Copa del Rey

Le week-end dernier s'est déroulée la 73ème édition de la Copa del Rey (ou Coupe du Roi dans la langue de Flo Pietrus, Jo Gomis et Jérôme Moïso) remportée par le Tau Vitoria et qui aura marqué l'avènement de Mirza Teletovic. L'occasion de revenir sur l'histoire de cette évènement majeur du basket et du sport espagnol.

La Copa del Rey, créée en 1933, est la première compétition opposant tous les clubs espagnols. En effet, à l'époque, les championnats n'étaient que régionaux et il a fallu attendre 1956, soit 23 ans plus tard, pour que naisse enfin le Championnat d'Espagne de basketball.
La 1ère édition a donc eu lieu en 1933 sous le nom de "Copa de España". La finale s'est disputée à Madrid et le Rayo Madrid est venue à bout du Real Madrid sur le score historique de 21-11. Mais cette première fût entâchée de nombreuses irrégularités qui conduirent les clubs catalans à boycotter l'édition 1934 qui, finalement, ne fût pas organisée.
En 1935, pour satisfaire le basket Catalan, bastion historique de la balle orange de l'autre côté des Pyrénées, la finale se disputa à Barcelone et fût remportée par la "Société Sportive Patrie", en français dans le texte, un club de la ville hôte.

Cette compétition était donc bien lancée mais la Guerre Civile (Juillet 1936 - Mai 1939) allait conduire à l'annulation de cette compétition de 1937 à 1940. La Copa del Rey allait donc renaître sous le nom de "Copa del Generalísimo", en référence à Franco, vainqueur de la Guerre Civile et nouveau maître du pays. La compétition est alors dominée par le Barça et le Real qui totalisent 25 titres à deux entre 1940 et 1976. Seul la Joventut Badalone a pu contrecarrer cette hégémonie en s'adjugeant 6 trophées sur cette période.
Bien que Franco soit mort en novembre 1975, la compétition ne change de dénomination qu'en 1977 pour devenir "La Copa del Rey". En 1984, la Coupe du Roi passe sous la coupe de la toute jeune ACB (Asociación de Clubes de Baloncesto) et change de format pour devenir un Final Four.

En 1987, La Copa del Rey adopte son format qui est toujours en vigueur actuellement : une compétition regroupant 8 équipes, les 7 premiers de la phase aller + l'équipe de la ville organisatrice. Si cette dernière ne possède pas d'équipe en Liga ACB, le 8ème est alors convié à la fête.
Depuis 1990, un MVP du tournoi est désigné et de grands noms du basket ont remporté ce trophée : Velimir Perasović, Dejan Bodiroga, Pau Gasol, Jorge Garbajosa ou encore Rudy Fernández, le seul à avoir été couronné à 2 reprises.
Si le Real et le Barça dominent toujours cette compétition où brille également la Joventut, le Tau Vitoria s'est invité à la fête. En effet, les Basques ont soulevé cette coupe à 6 reprises depuis 1995.

Palmarès :
22 titres : Real Madrid (1951, 1952, 1954, 1956, 1957, 1960, 1961, 1962, 1965, 1966, 1967, 1970, 1971, 1972, 1973, 1974, 1975, 1977, 1985, 1986, 1989, 1993).
20 titres : FC Barcelone (1943, 1945, 1946, 1947, 1949, 1950, 1959, 1978, 1979, 1980, 1981, 1982, 1983, 1987, 1988, 1991, 1994, 2001, 2003, 2007).
8 titres : Joventut Badalone (1948, 1953, 1955, 1958, 1969, 1976, 1997, 2008).
6 titres : Tau Vitoria (1995, 1999, 2002, 2004, 2006, 2009).
3 titres : CB Estudiantes (1963, 1992, 2000).
2 titres : Rayo Club Madrid (1933, 1936), Laietà BC de Barcelone (1942 1944), Picadero Jockey Club de Barcelone (1964 1968) et CAI Saragosse (1984, 1990).
1 titre : Societé Patrie Maunier Barcelona (1935), CB L'Hospitalet (1940), RCD Espanyol (1941), TDK Manresa (1996), Pamesa Valence (1998) et Unicaja Málaga (2005).

Posté par Le Cyclone à 12:10 - Basket - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

31 janvier 2009

Le dunk de l'année 2009 !

Il y a quelques mois, j'avais posté la vide du dunk de l'année 2008 où en finale des Jeux Olympiques, Rudy Fernandez avait littéralement postérisé l'immense Dwight Howard. Bien que le mois de janvier vient à peine de s'achever, je pense que nous avons déjà assisté au dunk de l'année : il est l'œuvre de Jarret Johnson de l'université d'Anderson. Certes, le contexte du match n'est pas le même que pour Rudy mais le dunk est encore plus impressionnant. La preuve en images, malheureusement sans les commentaires de David Cosette :

D'ailleurs, ce dunk n'est pas sans rappeler une action mythique des Jeux Olympiques de Sydney : quand Vince Carter avait joué à saute-mouton en passant au-dessus des 2m18 de Frédéric Weiss :

Posté par Le Cyclone à 14:11 - Basket - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 janvier 2009

Euroligue : le Top du Top 16

Aujourd'hui débute le Top 16 de l'Euroleague, la compétition de basket la plus intéressante avec les Playoffs NBA, avec notamment le choc entre le Real Madrid et le FC Barcelone. Cette année encore, aucun club français ne fait partie de ce gratin européen dominé par l'Espagne (4 représentants) : Le Mans et surtout Nancy ayant lissé passé leurs chances par manque d'expérience, de mental et de talent.
Malgré tout, ces 6 journées s'annoncent prometteuses avec du beau basket, des stars (Navarro, Reyes, Papaloukas, Splitter, Diamantidis, Batiste, Pekovic, Arroyo, K. Lavrinovic, Smodis, Siskauskas, Jasikevicius, Ilyasova, Rakocevic et bien d'autres...) et même deux français (Yohann Sangare et Joseph Gomis). Surtout, contrairement à la saison régulière NBA et ses interminables 82 matches par franchise, chaque rencontre aura de l'enjeu, une tension, le tout dans une atmosphère électrique !
Le tirage au sort a donné lieu à des poules plutôt hétérogènes où les groupes F et G seront sans doute plus disputés que les E et H où à chaque fois, 2 équipes semblent sortir du lot. Nous allons étudier ça plus en détail pour essayer de deviner quels seront les qualifiés pour les quarts-de-finale !

Groupe E : Olympiakos Le Pirée, AJ Milan, Prokom Sopot, Tau Vitoria.

Pour moi, Vitoria, quasi invincible en Liga ACB, est le grand favori de ce groupe qui est sans doute le moins relevé. L'Olympiakos, malgré la blessure de sa star Josh Childress, devrait également se qualifier pour les quarts car Milan et Sopot n'ont pas l'expérience Européenne des Grecs ni un effectif aussi riche. Mais une surprise est toujours possible, surtout en seulement 6 rencontres. Mais cette surprise a bien plus de chances de venir d'Italie que de Pologne.

Tau Vitoria : 8-2 (Bilan lors de la 1ère phase de l'Euroligue)
Meneurs : Pablo Prigioni - Vlado Ilievski - Matías Nocedal
Arrière : Igor Rakocevic
Ailiers : Pete Mickeal - Sergi Vidal - Fernando San Emeterio
Ailiers-Forts : Mirza Teletovic - Ariel Eslava
Pivots : Tiago Splitter - Will Mc Donald - Stanko Barac
Coach : Dusko Ivanovic

Olympiakos Le Pirée
: 6-4
Meneurs : Theo Papaloukas - Jannero Pargo - Milos Teodosic - Igor Milosevic
Arrières : Lynn Greer - Yotam Halperin - Konstantinos Sloukas
Ailiers : Josh Childress - Panagiotis Vasilopoulos - Michalis Pelekanos - Haralabos Yiannopoulos
Ailiers-Forts : Giannis Bouroussis - Giorgos Printezis - Ioannis Karathanasis
Pivots : Nikola Vujcic - Zoran Erceg - Sofoklis Schortsanitis - Ian Vouyoukas
Coach : Panagiotis Giannakis

AJ Milano
: 5-5
Meneurs : Massimo Bulleri - Hollis Price - Ariel Filloy
Arrières : Marco Mordente - Luca Vitali - Yohann Sangare - Jacopo Mercante
Ailiers : David Hawkins - Jobey Thomas - Marko Micevic
Ailiers-Forts : Maurice Taylor - Richard Mason Rocca - Mindaugas Katelynas
Pivot : Pape Sow - Joey Beard
Coach : Piero Bucchi

Asseco Prokom : 2-8
Meneurs : David Logan - Jakub Zamojski - Tomasz Sweitonski - Aleksander Krauze
Arrières : Daniel Ewing - Slawomir Sikora
Ailiers : Piotr Szczotka - Koko Archibong -Mateusz Kostrzewski
Ailiers-Forts : Ronald Burrell - Filip Dylewicz -
Pivots : Pat Burke - Adam Lapeta - Adam Hrycaniuk
Coach : Tomas Pacesas

Groupe F : FC Barcelone, Alba Berlin, Real Madrid, Maccabi Tel-Aviv.

Pour moi, et ça ne surprendra personne, le Barça est le favori de ce groupe F qui est le plus relevé de ce Top 16 2008-2009. En effet, les Catalans présentent le meilleur bilan des phases de poule avec une seule défaite à Sienne et deux leçons de basket infligées au Pana.
Mais l'opposition est très relevée avec un Real Madrid qui renaît de ses cendres après un début de saison difficile comme en témoigne la belle victoire face à Malaga dimanche dernier en Liga ACB. Le Maccabi est un habitué du Top 16 et il faudra compter sur lui. Enfin, la surprenante équipe de Berlin ne devrait a priori pas pouvoir rivaliser avec 3 mastodontes de l'Euroligue, surtout quand on sait que les Allemands sont la seule équipe de leur groupe à avoir perdu (à 2 reprises en plus) contre les modestes slovènes de l'Union Olimpija. Mais Berlin est aussi allé gagner à Badalone alors méfiance !

FC Barcelone
: 9-1
Meneurs : Andre Barett - Jaka Lakovic - Victor Sada - Alejandro Hernández
Arrières : Juan Carlos Navarro - Gianluca Basile
Ailiers : Ersan Ilyasova - Lubos Barton - Roger Grimau - Nihad Dejdovic
Ailier Fort : Jordi Trias
Pivots : David Andersen - Fran Vázquez - Daniel Santiago - Mamadou Samb.
Coach : Xavi Pascual

Real Madrid
: 6-4
Meneurs : Raul Lopez - Pepe Sanchez
Arrières : Louis Bullock - Sergio Llull
Ailiers : Marko Tomas - Quinton Hosley - Alex Mumbru
Ailiers-Forts : Jeremiah Massey - Axel Hervelle - Javier Pérez
Pivots : Felipe Reyes - Thomas van den Spiegel - Venson Hamilton
Coach : Joan Plaza

Maccabi Electra Tel Aviv
: 6-4
Meneurs : Derrick Sharp - Carlos Arroyo - Dee Brown - Dror Hagag
Arrières : Tal Burstein - Marcus Brown
Ailiers : Omri Casspi - Charles Gaines - Chester Simmons
Ailiers-Forts : Lior Eliyahu - Marcus Fizer - Anton Shutbin
Pivots : D'or Fischer - Yaniv Green
Coach : Effi Birenboim

Alba Berlin
: 4-6
Meneurs : Julius Jenkins - Steffen Hamann - Rashad Wright
Arières : Immanuel McElroy - Johannes Herber - Oskar Faßler
Ailiers : Philip Zwiener - Dragan Dojčin - Casey Jacobsen
Ailiers-Forts : Oliver Clay - Aleksandar Nadjfeji - Ansu Sesay - Andreas Seiferth
Pivot : Patrick Femerling - Adam Chubb
Coach : Luka Pavicevic

Groupe G : Unicaja Malaga, Lottomatica Roma, Panathinaikos Athènes, Partizan Belgrade.

Un groupe assez homogène marqué par les retrouvailles explosives entre le Pana et le Partizan qui l'an passé avait éliminé les Grecs à ce stade de la compétition. Mais cette année, Pekovic a changé de camp. Les Grecs devraient donc pouvoir sortir de ce groupe en compagnie de Malaga, autre habitué des joutes européennes. Rome, sur la lancée des poules, jouera sa carte à fond et sera donc un dangereux outsider.

Unicaja Malaga
: 8-2
Meneurs : Omar Cook - Carlos Cabezas - Rai Lopez
Arrières : Berni Rodríguez - Thomas Kelati - Jospeh Gomis - Alfonso Sanchez
Ailiers : Carlos Jimenez - Jiri Welsch
Ailiers-Fort : Marcus Haislip - Germán Gabriel
Pivots : Boniface Ndong - Robert Archibald - Vitor Faverani
Coach : Aito Garcia Reneses

Lottomatica Roma
: 6-4
Meneurs : Brandon Jennings - Ibrahim Jaaber - Jacopo Giachetti
Arrières : Sani Becirovic - Allan Ray
Ailiers : Rodrigo De la Fuente - Luigi Datome
Ailiers-Fort : Andre Hutson - Roberto Gabini - Alesandro Tonolli
Pivot : Primoz Brezec - Angelo Gigli
Coach : Nando Gentile


Panathinaikos
: 7-3
Meneurs : Vassilis Spanoulis - Sarunas Jasikevicius - Dimitris Verginis
Arrières : Dimitris Diamantidis - Drew Nicholas - Nikos Hatzivrettas
Ailiers : Dušan Kecman - Stratos Perperoglou
Ailiers-Forts : Antonis Fotsis - Dusan Sakota - Fragiskos Alvertis
Pivots : Nikola Pekovic - Mike Batiste - Kostas Tsartsaris - Giorgi Shermadini
Coach : Zeljko Obradovic

Partizan Belgrade : 5-5
Meneurs : Aleksandar Rašić - Aleksić Vukašin
Arrières : Milenko Tepić - Uroš Tripković - Petar Božić - Bogdan Riznić
Ailiers : Čedomir Vitkovac - Vladimir Lučić - Strahinja Milošević
Ailiers-Fort : Stephane Lasme - Novica Veličković - Žarko Rakočević - Jan Vesely
Pivots : Slavko Vraneš - Darko Balaban - Nemanja Bešović
Coach : Duško Vujošević

Groupe H : CSKA Moscou, Montepaschi Sienne, Fenerbahçe Istanbul, Cibona Zagreb.

Le CSKA tenant du titre est le favori de ce groupe et, si la logique est respectée, devrait être rejoint en quarts par Sienne, 3ème l'an passé. Le Cibona et Fenerbahçe sont un peu tendres pour ces deux géants de la scène européenne mais, aidés par leurs publics chauds bouillants, ils pourraient peut-être tirer leur épingle du jeu.

CSKA Moscou
: 7-3
Meneurs : J. R. Holden - Zoran Planinic - Alexey Shved
Arrières : Trajan Langdon - Nikos Zisis
Ailiers : Ramunas Siskauskas - Viktor Khryapa - Viktor Keyru
Ailiers-Fort : Matjaz Smodis - Terence Morris - Andrey Vorontsevich
Pivots : Erazem Lorbek - Sasha Kaun - Artem Zabelin
Coach : Ettore Messina

Montepaschi Sienne
: 8-2
Meneurs : Terrell Mc Intyre - Arriel McDonald - Morris Finley
Arrières : Rimantas Kaukenas - Henry Domercant
Ailiers : Romain Sato - Marco Carraretto
Ailier-Fort : Shaun Stonerook.
Pivots : Benjamin Eze - Ksistof Lavrinovic - Tomas Ress - Luca Lechthaler
Coach : Simone Pianigiani

Fenerbahçe Istanbul
: 6-4
Meneurs : Marques Green - Damir Mršić.
Arrières : Ömer Onan - Devin Smith - Serhat Çetin
Ailiers : Gordan Giriček - Emir Preldžič
Ailiers-Fort : Mirsad Türkcan - Rasim Başak - Enes Kanter
Pivots : Semih Erden - Gašper Vidmar - Oğuz Savaş - Ömer Aşık.
Coach : Bogdan Tanjević

Cibona Zagreb : 5-5
Meneurs : Earl Calloway - Davor Kus - Vedran Princ
Arrières : Alan Anderson - Goran Vrbanc - Branimir Longin - Robert Troha - Filip Kruslin
Ailier : Marin Rozić
Ailiers-Forts : Vedran Vukusic - Jared Homan - Tomislav Zubcic
Pivots : Nikša Prkačin - Bruno Sundov - Luksa Andric - Franko Kastropil
Coach : Velimir Perasovic

Pour récapituler tout ça, voici mes pronostics :
Groupe E : 1) Tau Vitoria, 2) Olympiakos Le Pirée, 3) AJ Milan, 4) Prokom Sopot.
Groupe F : 1) FC Barcelone 2) Maccabi Tel-Aviv, 3) Real Madrid, 4) Alba Berlin.
Groupe G : 1) Unicaja Malaga, 2) Panathinaikos Athènes, 3) Lottomatica Roma, 4) Partizan Belgrade.
Groupe H : 1) CSKA Moscou, 2) Montepaschi Sienne, 3) Cibona Zagreb, 4) Fenerbahçe Istanbul.

Ce qui donnerait en quarts :
- Tau Vitoria - Maccabi Tel-Aviv
- FC Barcelone - Olympiakos Le Pirée
- Unicaja Malaga - Montepaschi Sienne
- CSKA Moscou - Panathinaikos Athènes

Alléchant, non ?

Posté par Le Cyclone à 13:06 - Basket - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »