Chaque été et depuis une dizaine d'années, chaque hiver, tout club est amené à recruter un ou plusieurs joueurs pour tenter de renforcer son effectif avec plus ou moins de réussite. Certains de ces joueurs resteront à jamais dans le cœur des supporters de leur nouvelle équipe. D'autres tomberont dans l'oubli, ou pire, déclencheront l'hilarité ou le dépit à l'évocation de leurs noms.
C'est à cette deuxième catégorie de joueurs que nous allons nous intéresser, vous savez ces footballeurs qui nous font dire dans un élan de mauvaise foi teinté de dépit : "Si j'étais sur le terrain, ce serait mieux...". Au cours des semaines, nous allons opérer un tour de France des pires recrues des clubs les plus en vue de l'Hexagone. Bien entendu, les années 90 et 2000 risquent d'être surreprésentées pour deux raisons : ce sont les décennies que je connais le mieux et c'est à cette époque que le marché des transferts s'est emballé, multipliant ainsi les risques de couacs.

A tout seigneur, tout honneur, c'est au Paris Saint-Germain d'ouvrir le bal. Le PSG où les recrues n'ayant pu supporter la pression du Parc des Princes sont légion, est le candidat idéal pour inaugurer cette série dédiée aux plus beau flop des Mercatos d'été et d'hiver !

L'équipe dans un magnifique 4-4-2 :

Revault

Laspalles - Cesar - Geraldão - Kenedy

Hugo Leal - Wilkins
Dalmat                        Agostinho

Everton - Pouget

Remplaçants : S. Gillet, Cubilier, Helder, Vampeta, André Luiz, Edmilson, Ouedec.


Christophe Revault
, gardien, 1997-1998, 37 matchs. Au printemps 1997, Bernard Lama est jeté comme un malpropre du PSG après 5 années de (très) bons et loyaux services, officiellement à cause de ses performances. Mais si le Guyanais n'est plus aussi impérial que par le passé, c'est parce que le club a précipité son retour à la compétition car l'intérim de son remplaçant Vincent Fernandez n'était guère convaincant. En plus, le gardien des Bleus est contrôlé positif au cannabis ce qui accélère la décision de Michel Denisot de le remplacer.
Un nom sonne alors comme une évidence : Christophe Revault. Le portier du Havre est alors aux portes de l'équipe de France après avoir multiplié les bonnes performances en Normandie. Surtout, Revault est né à Paris et rêve de jouer au Parc des Princes. Un souhait partagé par les supporters du PSG qui, à chaque venue du HAC Porte de Saint-Cloud, scandent : " Revault à Paris". C'est que ces derniers ont toujours en mémoire la prestation du jeune gardien alors âgé de seulement 21 ans, qui pour son premier match en Première Division (le 15 avril 1993) avait multiplié les exploits devant Ginola, Weah et consorts...
Mais Revault a quitté la Normandie un peu trop tôt, et le PSG s'est débarrassé de Lama trop précipitamment, et le rêve va vite tourner au cauchemar. Après des débuts plutôt convaincants, Revault coule à Münich et le PSG avec lui, défaite 5 à 1 en Bavière. Pas encore prêt mentalement à affronter les critiques très dures qui lui seront adressées et à supporter la terrible pression parisienne, il ne sera plus décisif. Dans cet échec, il ne faut pas non plus oublier le rôle décisif de Bernard Lama qui, au chômage à l'époque, n'a cessé de torpiller Revault en coulisses : pas idéal pour retrouver la confiance. Comme d'habitude, le PSG va briller en Coupes (doublé Coupe de la Ligue - Coupe de France) ce qui va permettre à Vincent Fernandez, qui fera ensuite l'ensemble de sa carrière en Ligue 2, de lui prendre sa place. La Coupe du Monde est bien loin pour Revault...
A l'été 1998, Charles Bietry devient calife à la place du calife et rappelle Bernard Lama. Revault part en Bretagne se refaire une santé et se blesse en fin de saison. Par la suite, il jouera de malchance car en 2001, son club de Toulouse est reversé en National pour raisons financières et en cette même année, sa maison est dévastée par l'explosion d'AZF. Mais il ne se laissera pas abattre et remontera la pente.
L'histoire entre le PSG et Revault aurait pu être belle car le Havrais avait - et a toujours - un talent incontestable. Mais la boulette de Lama et l'empressement des dirigeants parisiens auront précipité son arrivée et gâché une carrière qui aurait pu être bien plus belle qu'elle ne l'a été.   

Nicolas Laspalles, arrière droit, 1998 et 1999-2000, 29 matchs. En août 1998, plein d'espoirs, Nicolas Laspalles déclare "vouloir intégrer l'équipe de France dans les 6 mois". Un semestre plus tard, le latéral formé à Guingamp ne croit plus du tout à ce rêve bleu puisque après seulement 5 rencontres sous le maillot parisien, il est prêté à Lens. Il ne s'imposera pas non plus dans le Nord où son seul fait d'armes restera un but... face au Paris Saint-Germain !
A l'été 1999, le club repart sur de nouvelles bases et Philippe Bergeroo semble lui faire confiance et le titularise régulièrement en début de saison. Mais il perd peu à peu la confiance de son entraîneur en enchainant les performances quelconques : peu rassurant défensivement et un apport offensif limité pour un joueur dont les montées dans son couloir sont censées être le point fort. Malgré la grave blessure de Jimmy Algerino, il ne joue plus : les inoubliables Igor Yanovski et Aliou Cissé lui étant préférés...
En juin 2000, il fait ses valises pour Nantes où il sera un élément clé du titre remporté par Denoueix et ses hommes. Laspalles, sans doute bien aidé par Bietry, s'est vu trop beau et n'avait pas la carrure pour jouer à Paris, ni en équipe de France. Sa seule sélection "internationale" restera donc l'équipe de Bretagne...

Cesar, défenseur central, 1999-2000, 12 matchs. De son nom complet, Augusto Cesar, le défenseur brésilien ne s'est jamais montré impérial en France. Son seul point commun avec son homonyme premier Empereur Romain étant peut-être les jeux du cirque.
Pourtant, le joueur de Portuguesa était arrivé précédé d'une flatteuse réputation et auréolé d'un statut d'international Brésilien (8 sélections). Il avait d'ailleurs annoncé la couleur lors de sa signature : "On m'appelle le shérif !". Bah, ce sont surtout les défenseurs adverses qui ont fait la loi face à cet Edmilson du pauvre : placement douteux, relances dans les pieds de l'adversaire, marquage lâche et jaillissements défensifs particuliers. Il ne résistera pas à la concurrence terrible exercée par Godwin Okpara et Talal El-Karkouri.
Son seul mérite aura été de faciliter l'intégration de son compatriote Christian dont les nombreux buts permettront à Paris d'accrocher la deuxième place. 40 MF, c'est un peu cher pour un compagnon de jeu, non ? Heureusement, le PSG a trouvé plus stupide que lui pour le coup : c'est Rennes qui mettra la même somme sur la table pour s'attacher les services du défenseur. Avec la même réussite. Moralité de l'histoire : ce n'est pas le PSG qui rend certains joueurs mauvais, certains le sont déjà à la base !      

Geraldão, défenseur central, 1991-1992, 29 matchs. En 1991, Canal Plus devient propriétaire du PSG et est bien décidé à installer le club de la capitale en haut de l'affiche. Pour cela, rien ne vaut l'apport de joueurs brésiliens : ainsi, cet été-là, arrivent Ricardo, Valdo et Geraldão. International à 9 reprises, titulaire indiscutable au FC Porto, le défenseur est des trois recrues auriverde celle dont dont on attend le plus. Bien entendu, il sera le premier à repartir au pays.
Grand défenseur, par la taille (1m94) pas par le talent, Geraldão est le Sammy Traoré du début des années 90, en encore plus lourd : c'est dire la vivacité du bonhomme. Pour ne rien arranger, son niveau technique était loin des standards brésiliens, à vous faire passer Cris ou Caçapa pour Ronaldinho.
Enfin, le point fort de Geraldão devait être les coups francs et sa frappe surpuissante : pas de doute, le PSG tenait là son Koeman. La légende voulait qu'il marquait 2 coups francs sur 3. Les supporters parisiens vous diront qu'à Paris, il ne tirait que le 3ème...

Daniel Kenedy, arrière gauche, 1996-1997, 41 matchs. En 1996, l'arrêt Bosman entre en vigueur et Paris décide d'en profiter en recrutant un Portugais histoire de séduire la forte communauté lusophone d'Ile de France. Après avoir refusé Roberto Carlos six mois plus tôt, le PSG se rend compte que Colleter est trop vieux et Domi trop jeune : il faut un latéral gauche pour compléter l'effectif.
Ricardo, adepte de la concurrence (la fameuse concurrence pure et parfaite de Ricardo), glisse le nom de Kenedy, son coéquipier à Benfica lors de sa dernière saison en tant que joueur. L'international Espoirs Portugais, qui vient d'éliminer la France de Raymond Domenech en quarts des Jeux Olympiques d'Atlanta, a le profil de l'homme providentiel. Un gros potentiel, dit-on et polyvalent en plus.
Eh bien, son potentiel, il est resté bien enfoui car personne n'en a profité. Le joueur était tonique, certes, mais il était à la rue au niveau du placement et ses centres annonçaient la venue de Bernard Mendy quelques années plus tard. Il fut vite renvoyé au Portugal où il ne fera guère parler de lui. A une exception près : sélectionné surprise pour la Coupe du Monde 2002, il ne participera finalement pas à cette compétition en raison d'un contrôle positif à la furosémide. Comme quoi, les produits dopants sont d'une efficacité redoutable : ils ont réussi à faire de Daniel Kenedy un joueur sélectionnable pour un Mondial...   

Stéphane Dalmat, milieu droit, 2000-2001, 26 matchs. En juin 2000, Stéphane Dalmat est la première recrue d'un PSG ambitieux à l'heure de retrouver la Ligue des Champions. Acheté pour plus de 70 MF, il pense se stabiliser à Paris après avoir connu 3 clubs différents (Châteauroux, Lens, Marseille) en 3 saisons. Surtout, jeune et ambitieux, il pense représenter l'avenir du foot français aux côtés de ses potes Luccin, Distin, Anelka, Edouard Cissé et Bernard Mendy.
Résultat, après des débuts très convaincants, il prend la grosse tête et des poignées d'amour font déjà leur apparition. Normal, quand l'investissement et sur le terrain est minimum alors qu'on enflamme plus les dancefloors que le Parc des Princes. Dalmat ne se remet pas en question, a confiance en son talent (qui est énorme mais qu'il n'a jamais exploité) et rejette la responsabilité de ses mauvaises performances à son entraineur.
Hier encore, Stéphane avait 20 ans, donnait son avis qu'il voulait le bon, pour critiquer son entraineur avec désinvolture. La suite de l'histoire est connue : les joueurs du PSG lâchent Philippe Bergeroo à Sedan où le PSG s'incline 5 à 1. Luis Fernandez s'assoit sur le banc du PSG et,après un match catastrophique face à Nancy en Coupe de la Ligue, envoie Dalmat à l'Inter un mois plus tard. Le joueur formé à la Berrichonne n'est ensuite plus convoqué par Domenech en Espoirs : elle est bien loin l'équipe de France. S'en suivra une succession de clubs (Tottenham, Toulouse, Santander, Bordeaux) avant de poser bagages à Sochaux. Elle est vraiment loin l'équipe de France.
Stéphane Dalmat s'est perdu à Paris et n'a pas su résister aux différentes tentations qui s'offraient à lui. Son talent de footballeur n'est pas à remettre en cause mais sa jeunesse, son manque de maturité et son énorme confiance en lui l'auront privé de la carrière au très haut niveau qui lui était promise.

Hugo Leal, milieu défensif, 2001-2004, 75 matchs. Hugo Leal a passé 3 saisons complètes à Paris et personne n'a le souvenir d'un bon match de sa part sous le maillot bleu et rouge. Peut-être la finale de la Coupe de France en 2003 où il ouvre le score pour Paris, mais comme il a trouvé le moyen de se faire expulser (sévèrement, certes) et que Paris a perdu la rencontre, cela semble insuffisant.
Surtout quand on sait que le joueur en question a coûté plus de 60 MF et aurait été élu - enfin, c'est Luis Fernandez qui l'affirme - meilleur joueur de la Deuxième Division Espagnole. Hugo Leal était un milieu de terrain récupérateur qui ne récupérait aucun ballon et qui perdait quasiment tous les ballons qu'il avait à jouer. Un peu juste pour un joueur censé animer le jeu Parisien.
En 2004, Paris cherche à s'en débarrasser car 150 000€ mensuels, c'est un peu cher payé pour un clown qui fait surtout rire les adversaires. Le PSG verse donc 1M€ au joueur pour mettre fin à son contrat. Hugo Leal signe à Porto qu'il quitte après 6 mois de mauvais et loyaux services avant d'entamer un tour des clubs du Portugal. Sans doute la plus belle et la plus onéreuse des escroqueries passées par Paris au cours de la décennie.

Ray Wilkins, milieu défensif, 1987, 11 matchs. International anglais à 84 reprises, l'ancien capitaine de Manchester United débarque en France auréolé d'une flatteuse réputation. Ce milieu de terrain arrive à Paris ambitieux car il n'a pas pu assouvir sa soif de titres au Milan AC.
Mais à 31 ans, Ray Wilkins est très loin de son niveau supposé : inutile à la récupération du ballon et pas bien plus inspiré quand son équipe l'a récupéré. Pour résumer, il est complètement paumé sur le terrain, à se demander si ce n'est pas un sosie qui porte le maillot parisien. Quand la bise fut venue, il reprit la direction du Royaume-Uni et de l'Écosse pour être sacré champion avec les Rangers et devenir une légende chez les Queen Park Rangers.

Joaquim Agostinho, milieu gauche, 2001-2002, 10 matchs. Durant l'été 2001, Luis Fernandez joue les démolisseurs-constructeurs et veut compter sur un effectif qu'il aura intégralement choisi. Ainsi, il ne compte plus sur Laurent Robert, pourtant le meilleur Parisien des deux dernières saisons, et cherche un milieu gauche.
Se séparer du Réunionnais était déjà un choix plus que contestable mais sa vente à Newcastle permet de financer la folie des grandeurs de Luis. Là où le VRP de Chupa Chups va faire sa plus grosse erreur est dans le recrutement de son remplaçant. A l'époque, un jeune milieu gauche de 23 ans crie sur tous les toits son amour du PSG : Jérôme Rothen. Mais au sujet du natif de Châtenay-Malabry, Fernandez déclare «le costume du PSG est trop grand pour Jérôme Rothen».
Dans la foulée, Luis recrute donc Joaquim Agostinho qui a fait de bons matchs de préparation... avec l'OM ! Mais le Portugais n'est pas conservé par Marseille et Fernandez se précipite sur cette occasion en or. Comme son compatriote Hugo Leal, il ne s'imposera jamais à Paris mais lui, au moins, n'aura rien coûté (il est prêté par un club portugais dirigé par son agent) et ne portera pas de tort à son équipe car il ne jouera presque pas. Et heureusement car les rares fois où on a pu l'apercevoir sur un terrain, ses prestations ont été proches du néant : un milieu gauche incapable d'éliminer un adversaire et de jouer vers l'avant, ce n'est pas très utile.
L'hiver venu, Paris a une nouvelle fois l'occasion de faire venir Rothen mais le laisse filer à Monaco. Dans le même temps, Agostinho est tout prêt de rejoindre Lorient mais les Merlus lui préfèreront finalement Yohann Castelli...

Everton, attaquant, 2008, 3 matchs. En janvier 2008, le PSG flirte avec la zone rouge et Yoann Gouffran a finalement refusé de rejoindre Paris alors que pendant 6 mois, il avait fait des pieds et des mains pour rejoindre la capitale. Mais Valdo affirme avoir trouvé une perle rare, un attaquant remplaçant en Deuxième Division Brésilienne répondant au doux nom de Leandro Everton.
Lors de son arrivée en France, Everton est confiant : "Je suis un joueur rapide et technique (...) mon style de jeu correspond à celui de Robinho, dans mon caractère, ma position et ma manière de jouer. Je bouge beaucoup côté droit, côté gauche. Je pense que mes qualités vont me permettre de m’adapter au championnat français qui est physique et laisse peu d’espaces." Robinho, le surnom va lui rester avec une orthographe différente : Robigneau, Jean-Claude de son prénom. Le footballeur du dimanche, en vérité.
Everton a été titularisé par Le Guen à deux reprises, à chaque fois pour la Coupe de France. Face à Bastia, il a été transparent et en 30 minutes, le jeune Maxime Partouche a prouvé que n'importe quel joueur de la CFA avait plus de talent que lui. Le Brésilien a quand même réussi l'exploit de réaliser une prestation encore plus pitoyable : face à Carquefou, une équipe de CFA 2, il n'a même pas existé...

Cyrille Pouget, attaquant, 1997, 23 matchs. En ce début d'année 1997, seul Loko arrive à mettre l'attaque parisienne sur de bons rails. Le PSG décide donc de laisser partir Nicolas Anelka à Arsenal et de recruter Cyrille Pouget, auteur de 22 buts avec Metz entre 1994 et 1996. Pourquoi Pouget ? Tout simplement parce qu'il jouait au Servette de Genève donc l'actionnaire principal n'était que Canal Plus...
Orphelin de Pires avec qui il formait les PP Flingueurs, Pouget met difficilement un pied devant l'autre à Paris. Pire, étant un pur buteur, il est d'autant plus inutile dans le jeu parisien, qu'en proie au doute, il rencontre des difficultés à trouver le chemin des filets. Exercice d'autant plus difficile quand on perd quasi instantanément les quelques ballons que l'on reçoit.
Finalement, le PSG retrouvera des couleurs en attaque mais grâce à l'éclosion de Jérôme Leroy, au talent de Raï et Leonardo et à un Loko en très grande forme. Pouget partira au Havre 6 mois plus tard bien plus discrètement qu'il n'était arrivé, laissant sa place au duo Simone-Maurice. Passé par Marseille, il trouvera quand même le moyen de coller un but au PSG sous les couleurs olympiennes lors du Marseille-PSG de février 2000.

En tant que gardien remplaçant, Stéphane Gillet (Gardien de but, 2001-2003, 1 match) s'impose naturellement car le Luxembourgeois aura passé le plus clair de son temps en tribunes, ou, au mieux, sur le banc de touche. Recruté comme troisième gardien en 2001, il n'aura heureusement pris part qu'à une seule rencontre, en Coupe de l'UEFA face au Rapid de Vienne : ce soir là, il avait offert deux buts aux Autrichiens. Sans conséquence car Paris a obtenu le nul (2-2) après un succès probant au Parc (4-0) mais assez pour figuer dans cette équipe des pires recrues du PSG !
Eric Cubilier
(Arrière droit, 2003-2004, 19 matchs) est du joueur poisseux : à chaque fois qu'il évolue dans une équipe, elle réalise une saison cauchemardesque. Lors de son unique saison parisienne, il a réussi l'exploit de faire aimer Bernard Mendy au Parc des Princes et s'est imposé comme l'anti-Sorin : à chaque fois que l'Argentin jouait, Paris gagnait et quand Cubilier foulait la pelouse, Parsi était incapable de vaincre. Une sorte de malédiction qu'il a transmis à Monaco, Nantes ou Metz...
Marino Helder (Défenseur central, 2004-2005, 22 matchs) est arrivé à Paris car le club cherchait un défenseur et pour faire plaisir à Pauleta, très ami avec l'ex joueur de Benfica. Le stoppeur Portugais a été incapable de se faire une place en défense alors que Pierre-Fanfan enchainait les bourdes. Il faut dire que le Portugais était d'une lourdeur rare et son placement aléatoire. Et dire qu'il avait été recruté pour jouer la Ligue des Champions...
En juillet 2000, Vampeta (Milieu défensif, 2001, 8 matchs) signe un doublé avec la Seleçao contre l'Argentine lors des qualifications pour le Mondial 2002. Il signe alors à l'Inter qui l'échange 6 mois plus tard contre Stéphane Dalmat. A Paris, le "Vampire Diabolique" restera surtout célèbre pour ses prestations hors des terrains et ses célèbres photos dénudées, pour payer la pension alimentaire de sa fille selon le joueur. Joueur, c'est vite dit car le Brésilien a été transparent sur le terrain pendant ses 6 mois à Paris : peu préoccupé par la récupération du ballon et la construction du jeu, il semblait réaliser son footing hebdomadaire sur les différentes pelouses de France. Seul un but magnifique face à Auxerre a permis de rappeler que Vampeta avait quand même du ballon. A l'été, le dernier moustachu à avoir porté le maillot du PSG est renvoyé au Brésil pour éviter qu'il fasse partager sa vision particulière de la capitale à Ronaldinho. Problème, Fluminense ne peut pas payer le transfert et propose d'envoyer deux joueurs à l'Inter (qui dans le cadre du transfert de Dalmat a toujours des droits sur le joueur) et à Paris : l'Inter choisit en premier et mise sur Adriano, le PSG sur Reinaldo... Le pire dans tout ça, c'est qu'un après son départ de France, Vampeta est champion du monde avec le Brésil...
Après l'inoubliable épisode Agostinho, Luis Fernandez cherche tojours un milieu gauche. Alors qu'il a hésité à verser 10M€ pour conserver Mikel Arteta (le meilleur parisien de la saison 2001-2002), il se montre beaucoup moins réticent à mettre 6,5 M€ sur la table pour engager André Luiz (Milieu gauche, 2002-2003, 23 matchs) et le subtiliser à Marseille où Tenerife l'avait prêté la saison précédente. Car Luis connaît le potentile du joueur qu'il a découvert avant tout le monde lorsqu'il jouait en Espagne. A Marseille, le Brésilien s'était surtout illustré sur coups de pied arrêtés et par quelques frappes de loin. A Paris, on n'a même pas eu droit à ces quelques coups d'éclat mais à un joueur emprunté, peu concerné par le jeu de son équipe et trop lent pour occuper convenablement son couloir. Un fantôme grassement payé en somme.
Pour succéder à Leonardo parti au Milan AC, Paris engage son compatriote Edmilson (Attaquant, 1997-1998, 18 matchs), décrit comme le cauchemar des défenseurs portugais. La nationalité est le seul point commun qui unit les deux joueurs car là où le champion du Monde 1994 était un véritable poison pour ses adversaires, l'ancien joueur de Porto était pour eux une bénédiction : incapable du moindre dribble, une qualité de passe suspecte et un sens du but proche du néant. Le tout pour 20 MF (+ Daniel Kenedy) tout de même !
Fan du jeu à la nantaise (à l'époque, il existait encore), Charles Bietry décide de reconstruire l'équipe du FCN championne de France en 1995 en recrutant Nicolas Ouedec (Attaquant, 1998, 15 matchs) pour l'associer à son ancien compère Patrice Loko. Acheté plus de 40 MF à l'Espanyol Barcelone, Ouedec enquille les buts en matchs amicaux mais se fracture l'orteil et revient trop tôt à la compétition. En manque de rythme dans une équipe qui se cherche, ses prestations sont catastrophiques. En proie au doute, il ne marque pas alors qu'il a été recruté pour ses qualités de buteur. Au final, il n'aura trouvé le chemin des filets qu'une seule fois (face au Maccabi Haïfa en Coupe des Coupes) et le chemin des sifflets plus d'une fois. Comme Loko, il quitte le PSG avant la fin de la saison et comme Loko, il marquera lors des retrouvailles avec son ancien club...